Crise Covid 19

La crise du COVID-19 frappe l’humanité et renverse soudainement tout les mécanismes sociaux et économiques sur lesquels la planète reposait. Sans pouvoir aujourd’hui établir ce de quoi demain sera fait, vous trouverez ici, à chaud, les premières analyses d’Etopia concernant cette crise et le monde qu’il s’agira de réinventer demain.

COVID-19: Catherine Larrère : « Avec la crise on a redécouvert une fonction protectrice de l’État. Mais au delà, se pose la question de la démocratie »

COVID-19: Catherine Larrère : « Avec la crise on a redécouvert une fonction protectrice de l’État. Mais au delà, se pose la question de la démocratie »

Ce que montrent les études c’est qu’il y a une histoire écologique du virus, et que c’est une histoire qui mêle des processus naturels sur lesquels nous n’avons aucun contrôle (qui font, par exemple, qu’un certains nombres d’espèces animales sont les hôtes de virus) et des processus qui sont les conséquences d’interventions humaines sur les milieux dans lesquels vivent ces espèces.

COVID-19: Justine Lacroix: “Les mesures prises doivent l’être pour un temps limité et elle doivent être également strictement proportionnées à l’objectif poursuivi “

COVID-19: Justine Lacroix: “Les mesures prises doivent l’être pour un temps limité et elle doivent être également strictement proportionnées à l’objectif poursuivi “

Bien sûr, nous devons être extrêmement vigilants sur le fait que ces mesures restent des mesures « exceptionnelles ». Mais, dans tout système républicain, dans tout système démocratique, doit être reconnue la possibilité de suspendre certaines libertés individuelles, pour autant que cette suspension réponde à l’objectif de sauver la Cité.

COVID-19: Fanny Dubois : Le crise rappelle la nécessité d’agir sur les déterminants de santé et de promouvoir une approche plus territoriale de l’accompagnement et des soins.

COVID-19: Fanny Dubois : Le crise rappelle la nécessité d’agir sur les déterminants de santé et de promouvoir une approche plus territoriale de l’accompagnement et des soins.

“Tenter d’avoir un impact sur le paradigme général du système de santé et accorder une importance à l’aspect préventif ce n’est pas encore acquis dans la culture générale. Mais j’ai l’impression que cette crise nous aura quand même permis de montrer à quel point c’est fondamental.”

COVID-19: Christine Frison : « Sur la relocalisation des activités,  les gens ont beaucoup plus de pouvoir entre les mains qu’ils ne l’imaginent »

COVID-19: Christine Frison : « Sur la relocalisation des activités, les gens ont beaucoup plus de pouvoir entre les mains qu’ils ne l’imaginent »

Ce qui est frappant, c’est de voir les différences de gestion et de collaboration entre États dans la crise. Avec la crise Covid, les États parviennent à agir dans l’urgence de façon plus ou moins coordonnée. Par contre, au niveau de l’Union européenne il y a un manque, on ne sait ce qui s’y passe et on n’en entend pas parler.”

COVID-19: Christine Mahy :   «  On a maintenant de l’empathie pour les travailleurs essentiels. Mais il faut aussi remettre au centre leur statut, leurs revenus et leur considération dans la société »

COVID-19: Christine Mahy : «  On a maintenant de l’empathie pour les travailleurs essentiels. Mais il faut aussi remettre au centre leur statut, leurs revenus et leur considération dans la société »

“Il y a de nouveau un effet loupe qui permet de reconnaître qu’il y a des métiers essentiels, très importants, qui touchent à la vie, qui touchent aux relations sociales, qui touchent aux liens de proximité, qui aident à rompre l’isolement et qu’on mettait en danger encore juste avant la crise en voulant fragiliser leur statut.”

COVID-19: Jean-Baptiste Fressoz : « Salus populi, suprema lex esto », dans cette crise,  c’est surtout la primauté du politique par rapport à l’économie qui est nouvelle »

COVID-19: Jean-Baptiste Fressoz : « Salus populi, suprema lex esto », dans cette crise, c’est surtout la primauté du politique par rapport à l’économie qui est nouvelle »

L’expérience proprement historique c’est que jamais on avait confiné la majorité de la population active mondiale pour sauver entre 0,5 et 1% de la population. C’est nouveau et très encourageant. Certes il peut y avoir de dangereuses récupérations policières, une extension du contrôle des populations mais pour le moment c’est la primauté du politique par rapport à l’économique qui est frappante.

COVID-19: François Perl: « On mesure encore mal l’impact que le confinement va avoir sur la santé mentale de la population»

COVID-19: François Perl: « On mesure encore mal l’impact que le confinement va avoir sur la santé mentale de la population»

(…) On a une formidable opportunité de reprendre les choses à bras le corps et de remettre la santé mentale au centre des préoccupations. Pourquoi? Parce que la santé mentale, c’est le premier problème de santé de la population sur une vie. Une personne sur quatre connaîtra un épisode dépressif plus ou moins plus ou moins grave. C’est une opportunité à saisir parce que peut être que cette période de confinement va nous faire comprendre que le lien social est important, que le lien psychosocial est important et donc que peut être que on va pouvoir déboucher sur des positions politiques.

COVID-19: Thérèse Snoy: “Qu’est-ce qu’on mange après la crise du Coronavirus? Et donc, que produire et élever ?”

COVID-19: Thérèse Snoy: “Qu’est-ce qu’on mange après la crise du Coronavirus? Et donc, que produire et élever ?”

La crise du Coronavirus est liée aux atteintes à la biodiversité. La déforestation, liée à la production de soja destinée au bétail, entraîne une promiscuité entre animaux sauvages et domestiques. C’est ainsi que le virus Corona est entré dans la chaîne qui l’a conduit à l’homme. La santé humaine est affaiblie par les pollutions et par une nourriture soit insuffisante soit de piètre qualité. Les pays et régions du monde sont excessivement dépendants les uns des autres pour se nourrir. C’est le moment où jamais de prendre à bras le corps la question alimentaire et agricole par des politiques publiques volontaristes.

COVID-19: Philippe Baret : « Il faut réfléchir à une souveraineté alimentaire qui évite l’identitaire et le repli sur soi »

COVID-19: Philippe Baret : « Il faut réfléchir à une souveraineté alimentaire qui évite l’identitaire et le repli sur soi »

(…) En relocalisant l’agriculture, on évite les effets des longues chaînes, notamment des effets de transport. La mise en concurrence des agricultures du monde est extrêmement impactante rien que d’un point de vue environnemental mais aussi social. Cette mondialisation de l’agriculture date du 19ème siècle et elle pose problème aujourd’hui. Elle va devoir être repensée, notamment quand cette mondialisation est inutile et est simplement un jeu de marchés.

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