Crise Covid 19

La crise du COVID-19 frappe l’humanité et renverse soudainement tout les mécanismes sociaux et économiques sur lesquels la planète reposait. Sans pouvoir aujourd’hui établir ce de quoi demain sera fait, vous trouverez ici, à chaud, les premières analyses d’Etopia concernant cette crise et le monde qu’il s’agira de réinventer demain.

COVID-19: Christine Mahy :   «  On a maintenant de l’empathie pour les travailleurs essentiels. Mais il faut aussi remettre au centre leur statut, leurs revenus et leur considération dans la société »

COVID-19: Christine Mahy : «  On a maintenant de l’empathie pour les travailleurs essentiels. Mais il faut aussi remettre au centre leur statut, leurs revenus et leur considération dans la société »

“Il y a de nouveau un effet loupe qui permet de reconnaître qu’il y a des métiers essentiels, très importants, qui touchent à la vie, qui touchent aux relations sociales, qui touchent aux liens de proximité, qui aident à rompre l’isolement et qu’on mettait en danger encore juste avant la crise en voulant fragiliser leur statut.”

COVID-19: Jean-Baptiste Fressoz : « Salus populi, suprema lex esto », dans cette crise,  c’est surtout la primauté du politique par rapport à l’économie qui est nouvelle »

COVID-19: Jean-Baptiste Fressoz : « Salus populi, suprema lex esto », dans cette crise, c’est surtout la primauté du politique par rapport à l’économie qui est nouvelle »

L’expérience proprement historique c’est que jamais on avait confiné la majorité de la population active mondiale pour sauver entre 0,5 et 1% de la population. C’est nouveau et très encourageant. Certes il peut y avoir de dangereuses récupérations policières, une extension du contrôle des populations mais pour le moment c’est la primauté du politique par rapport à l’économique qui est frappante.

COVID-19: François Perl: « On mesure encore mal l’impact que le confinement va avoir sur la santé mentale de la population»

COVID-19: François Perl: « On mesure encore mal l’impact que le confinement va avoir sur la santé mentale de la population»

(…) On a une formidable opportunité de reprendre les choses à bras le corps et de remettre la santé mentale au centre des préoccupations. Pourquoi? Parce que la santé mentale, c’est le premier problème de santé de la population sur une vie. Une personne sur quatre connaîtra un épisode dépressif plus ou moins plus ou moins grave. C’est une opportunité à saisir parce que peut être que cette période de confinement va nous faire comprendre que le lien social est important, que le lien psychosocial est important et donc que peut être que on va pouvoir déboucher sur des positions politiques.

COVID-19: Thérèse Snoy: “Qu’est-ce qu’on mange après la crise du Coronavirus? Et donc, que produire et élever ?”

COVID-19: Thérèse Snoy: “Qu’est-ce qu’on mange après la crise du Coronavirus? Et donc, que produire et élever ?”

La crise du Coronavirus est liée aux atteintes à la biodiversité. La déforestation, liée à la production de soja destinée au bétail, entraîne une promiscuité entre animaux sauvages et domestiques. C’est ainsi que le virus Corona est entré dans la chaîne qui l’a conduit à l’homme. La santé humaine est affaiblie par les pollutions et par une nourriture soit insuffisante soit de piètre qualité. Les pays et régions du monde sont excessivement dépendants les uns des autres pour se nourrir. C’est le moment où jamais de prendre à bras le corps la question alimentaire et agricole par des politiques publiques volontaristes.

COVID-19: Philippe Baret : « Il faut réfléchir à une souveraineté alimentaire qui évite l’identitaire et le repli sur soi »

COVID-19: Philippe Baret : « Il faut réfléchir à une souveraineté alimentaire qui évite l’identitaire et le repli sur soi »

(…) En relocalisant l’agriculture, on évite les effets des longues chaînes, notamment des effets de transport. La mise en concurrence des agricultures du monde est extrêmement impactante rien que d’un point de vue environnemental mais aussi social. Cette mondialisation de l’agriculture date du 19ème siècle et elle pose problème aujourd’hui. Elle va devoir être repensée, notamment quand cette mondialisation est inutile et est simplement un jeu de marchés.

COVID-19: Dominique Bourg: “Il est important de définir le déconfinement démocratiquement, avec une interaction entre savoirs, pratiques et connaissances locales.”

COVID-19: Dominique Bourg: “Il est important de définir le déconfinement démocratiquement, avec une interaction entre savoirs, pratiques et connaissances locales.”

L’intérêt de cette crise est qu’elle nous remet devant notre vulnérabilité biologique, elle nous rappelle que nous sommes une espèce vivante parmi d’autres. Par définition nous sommes mortels et il n’y a pas d’assurance absolue vis à vis du moment auquel nous devons les uns et les autres disparaître. Démocratiquement, il va falloir réfléchir, redéfinir justement, peut être à l’avance, encadrer ces périodes d’exception qui ont de fortes chances de revenir. On rentre dans une nouvelle période, même si la plupart des gens pour le moment rêvent de revenir à l’état antérieur, au statut « normal », ce à quoi je ne crois pas du tout.

COVID-19: André Peters: “jubilé et renaissance !”

COVID-19: André Peters: “jubilé et renaissance !”

« La guerre » au virus Covid-19 laisse, de nombreux morts, de vilaines blessures, des entreprises fermées, du chômage massif, des indépendants en déroute, des populations fragilisées. Certaines blessures deviendront séquelles et des secteurs d’activités resteront probablement sinistrés. Les appels à l’aide se multiplient et l’Etat, l’Union européenne ; assureurs en dernier recours avec l’aide des contribuables ; multiplient les mesures de soutien. L’urgence commande et la nécessité fait loi !

COVID-19: Samuel Cogolati: “Le réveil des communs !”

COVID-19: Samuel Cogolati: “Le réveil des communs !”

Et si nous décidions collectivement de redescendre sur terre un instant, et de prendre conscience de nos liens d’interdépendance d’abord entre nous, mais aussi avec notre planète ? Et si la solution résidait dans la diversité des communs qui bourgeonnent un peu partout malgré la crise sanitaire ? Nous sommes la dernière génération à pouvoir changer la donne. Saisissons cette crise hors normes comme une opportunité pour construire sur les communs l’« après autrement ».

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