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Agenda, Conférences : Séminaires sur la question : “Quels métaux pour une transition juste ?”| Partie 2


3 juin de 12 h 00 min à 14 h 00 min | Radio Etopia, Facebook Live,

Séminaires sur la question : “Quels métaux pour une transition juste ?”| Partie 2

3 juin de 12 h 00 min à 14 h 00 min
Radio Etopia, Facebook Live,


2 séminaires se tiendront sur ce thème en mai et juin 2021.

Alors que le 1er débat se concentrera sur les aspects de l’extraction au sud (extractivisme, condition de travail, régulations, traçabilité….), le deuxième s’intéressera aux enjeux de la consommation et de la production au Nord (réouverture de mines en Europe, baisse de la consommation, économie circulaire, recyclage, design des technologies, low tech…)

DEBAT 2

 L’UE peut-elle limiter les besoins en métaux vierges importés tout en assurant une transition énergétique rapide et une transition numérique responsable ? Par exemple en stimulant le recyclage et la substitution de métaux rares, en rouvrant des mines à l’intérieur de ses frontières ou en réduisant la surconsommation de kilowattheures et de mégaoctets ?

Pour apporter des réponses, nous en discuterons pendant 2 heures avec différents invités, leurs noms seront communiqué prochainement.

L’inscription à ce débat est obligatoire un formulaire sera bientôt activé sur cette page.

Vous pourrez également suivre les séminaires sur Etopia Radio


Comme tous les pays européens, la Belgique importe au travers de réseaux commerciaux complexes et peu transparents (clause de confidentialité du code des douanes oblige) de grande quantité de métaux rares comme le cobalt, le germanium, le lithium ou encore le coltan pour n’en citer que quelques-uns.

Ces métaux font aujourd’hui l’objet d’une attention toute particulière des politiques européennes. Cela pour deux raisons au moins qui soulèvent des enjeux passablement en contradiction et qui impliquent des acteurs très différents : il s’agit en effet d’un côté d’assurer un approvisionnement constant pour soutenir la croissance du développement des énergies « vertes » et des technologie numériques (panneaux solaires, voiture électriques, éoliennes, smartphones, smartcities…) et d’un autre côté de s’assurer de ne pas contribuer à des formes d’extraction minière socialement et écologiquement effroyables (condition de travail parfois proche de l’esclavage, travail des enfants, destruction des écosystèmes dans les pays producteurs… ).

De manière générale, quels sont les modèles d’extraction minière dans le monde qui parviendraient à répondre de manière satisfaisante à ces enjeux ? (nationalisation, collectivisation, droit national.…) ? L’extractivisme est-il un horizon indépassable ?

L’exemple plus spécifique de la République démocratique du Congo, avec qui la Belgique entretient un lien historique tumultueux, illustre bien les difficultés actuelles pour concilier ces deux enjeux. Entre néocolonialisme et extractivisme, la République démocratique du Congo souffre de produire une part importante de la production mondiale de métaux rares (60 % par exemple du cobalt mondial) sans parvenir à en faire profiter sa population puisque le Congo reste l’un des pays les plus pauvres du monde. En réalité, les ressources du pays sont exploitées par des firmes multinationales presque exclusivement étrangères comme Glencore (Anglo-Suisse) ou Huayou (Chine) qui ont la mainmise sur les mines artisanales et les mines industrielles.

Cette situation mobilise de nombreux acteurs aux niveaux local et/ou international. Citons les ONG de défense des droits de l’homme et de l’environnement qui ont publié de nombreux rapports et dont certains représentants subissent de terribles pressions ; les syndicats congolais et les représentants politiques qui ont par exemple proposé un changement du code minier en mars 2018 ; certaines entreprises qui s’engagent à développer un commerce équitable avec la création par exemple de la « Fair Cobalt Alliance » ; ou encore les institutions européennes (sous l’influence des partis verts européens) qui ont produit une loi sur la diligence des entreprises européennes importatrice de métaux tenues de contrôler leur approvisionnement pour s’assurer que ce qu’ils achètent n’a pas été produit de manière à financer des conflits ou d’autres activités illégales connexes.

Il n’empêche, l’état des choses reste aujourd’hui hautement problématique.

Lieu :

Radio Etopia, Facebook Live,