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Agenda, Midi d'Etopia : Séminaire: « Quel revenu de base au service de la transition sociale-écologique ? »


5 février de 12 h 00 min à 14 h 00 min | ,

Séminaire: « Quel revenu de base au service de la transition sociale-écologique ? »

5 février de 12 h 00 min à 14 h 00 min
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Avec Sophie Swaton (Suisse), Elena Ambühl (Autriche), Marc-Antoine Sabaté (Belgique), Jorge Pinto (Portugal) et Stanislas Jourdan (France) et Pascale Vielle (Belgique). Animation: François Denuit.

Ce séminaire sera diffusé en direct vidéo sur la page Facebook d’Etopia

Dans ce séminaire, nous analyserons comment, sous quelle forme et à quel niveau institutionnel le revenu de base peut être conçu comme un instrument au service de la transition sociale-écologique.

François Denuit introduira le séminaire en replaçant le débat sur le revenu de base à la lumière des transformations liées à la pandémie et des perspectives « post-covid19 ».

Marc-Antoine Sabaté développera la thèse suivante : Le revenu de base est fréquemment ramené par ses opposants au premier projet d’allocation universelle, formulé dans les années 1980, et au démantèlement de la protection et du droit social qu’il appelait de ses vœux. Sans chercher à réfuter l’irréfutable, on peut toutefois chercher à préciser le sens de l’alternative que représentait, pour ses concepteurs, le scénario d’allocation universelle. Ce sens était en effet celui d’un dépassement du « capitalisme d’État-providence » qui n’avait pas vocation à approfondir l’emprise du marché mais plutôt à étendre le champ de ce que les écologistes appellent la « sphère de l’autonomie ». Restituer cette promesse initiale du revenu de base permet aujourd’hui encore de comprendre l’écart entre les espoirs qu’il suscite et la réalité plus modeste des propositions envisagées.

Jorge Pinto se concentrera ensuite sur les éléments suivants : 1) présentation du concept de républicanisme écologique ou « vert » et comment il soutient la promotion d’un système post-productiviste ; 2) distinction entre différents arguments « verts » pour le revenu  de base et défense de la version la plus radicale afin de respecter les conditions exigées par la théorie républicaine écologique ; 3) confrontation entre un revenu de base écologique et ses alternatives (comme le revenu de participation vert) ; 4) discussion des mesures à mettre en place en parallèle avec le revenu de base pour s’assurer du bon respect des objectifs du républicanisme écologique.

Sophie Swaton se concentrera sur l’angle de la durabilité perçue à travers la résilience des territoires et la création d’emplois solidaires à travers des coopératives de transition créées à cet effet et versant sous des formes diverses des revenus de transition écologique selon des critères d’impacts différents des indicateurs standards.

La présentation d’Elena Ambühl aura ensuite pour objectif de mettre en dialogue les questions relatives à l’avenir de notre protection sociale et celui de nos systèmes agricoles et alimentaires. Intégré dans une politique alimentaire européenne pour la transition, le revenu de base peut être un dispositif permettant de déverrouiller le système de politiques agricoles actuel – englué dans un paradigme agricole moderniste – et d’assurer une transition agroécologique visant à une re-démocratisation des systèmes alimentaires en Europe. Dans un premier temps, nous verrons en quoi la garantie d’un revenu peut répondre aux besoins actuels de celles et ceux qui (ré)inventent, maintiennent ou engagent une conversion vers des pratiques agricoles et alimentaires durables et justes. Nous aborderons ensuite la question de la faisabilité politique d’un tel dispositif, dont les modalités et les échelles d’application sont en fait multiples. Nous traiterons tout particulièrement son intégration au niveau européen à travers une réforme de la politique agricole commune.

Enfin, Stanislas Jourdan cherchera à répondre à la question suivante : Comment financer le revenu de base européen ? Il présentera les différent leviers financiers qu’il serait pertinent de mobiliser si l’Europe s’engageait dans la mise en œuvre d’un revenu de base européen. De la taxe carbone à la création monétaire de la BCE en passant par la taxation des entreprises, les solutions ne manquent pas pour faire du revenu de base la clé de voûte d’une Europe sociale et fiscale.

Après une séance de questions-réponses avec le public, nous aurons le plaisir de laisser le mot de la fin à Pascale Vielle, qui présentera ses conclusions sur la thématique de notre séminaire à la lumière des interventions et des échanges.

Lieu :

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