
Durant un week-end, Etopia, et son partenaire Ecolo J, ont réuni une trentaine de jeunes entre 17 et 35 ans pour discuter de la santé mentale des jeunes dans un monde abîmé. Les Rencontres des Nouveaux Mondes visent à découvrir, échanger entre jeunes et dégager des pistes d’action sur un thème de société pendant un week-end, à travers de multiples activités. « Seum des jeunes : comment aller bien dans un monde malade » était le thème de cette édition 2026. Quel état des lieux ? Quelles causes ? Quelles solutions pour une jeunesse bien dans sa tête ?
« Les indicateurs sont alarmants, je pense qu’on n’est pas loin d’une épidémie de santé mentale » alertait Solayman Laqdim, le délégué général aux droits de l’enfant, dans son rapport annuel (2024-2025)1. L’érosion de la santé mentale des jeunes montre que la trajectoire est mauvaise et devrait alerter toute la société.
La santé mentale est un état d’équilibre psychique et émotionnel qui permet d’être bien avec soi-même, d’avoir des relations satisfaisantes avec les autres, de pouvoir surmonter les tensions normales de la vie et de se projeter dans le futur. « Tout le monde a une santé mentale. Elle oscille entre mal-être et bien-être selon les ressources disponibles et les obstacles rencontrés. La santé mentale évolue selon les parcours de vie de chacun·e mais elle est aussi le résultat de facteurs extérieurs : lieu de vie, travail, système politique, niveau de solidarité dans la société, etc.2 ».
La santé mentale est vitale pour l’humanité : c’est elle qui nous permet de mener une vie épanouie et de contribuer pleinement à la vie en société selon l’ONU. Il s’agit d’un droit humain fondamental.
Pourtant, une personne sur huit vit aujourd’hui avec un problème de santé mentale dans le monde selon l’OMS, qui précise que les femmes et les jeunes sont touchés de manière disproportionnée3. En 2021, un jeune de 10 à 19 ans sur sept souffrait d’un trouble mental, ce qui représente 13 % du fardeau de la maladie mondiale dans cette tranche d’âge4.
En Belgique, tant le bien-être psychologique général que les troubles mentaux, comme l’anxiété ou la dépression se sont détériorés depuis 20 ans, ressort-il de la dernière Enquête de Santé5 de l’institut Sciensano, publiée en octobre 2025. Les groupes les plus exposés aux troubles anxieux et dépressifs sont les femmes, les jeunes adultes, les personnes moins instruites, les personnes vivant seules et les parents isolés, la Région wallonne étant plus touchée que la Flandre.
Près d’un jeune sur quatre entre 15 et 24 ans souffre d’un trouble anxieux et/ou dépressif, et les troubles alimentaires ainsi que les comportements suicidaires sont également plus fréquents, selon Sciensano6. Le suicide est ainsi la principale cause de décès chez les jeunes. Dans le groupe d’âge des 15-24 ans, plus d’un décès sur quatre était dû au suicide. Tout le monde n’est pas égal en matière de santé mentale. Des déterminants tels que le genre, le revenu socio-économique ou encore l’origine ethnique (assignée) renforcent les problèmes de santé mentale. En 2022, les filles (11-18 ans) se percevaient en moins bonne santé, déclaraient davantage de symptômes psychosomatiques et se sentaient plus seules que les garçons. Les adolescents issus des familles les plus aisées se percevaient en meilleure santé, déclaraient moins de symptômes psychosomatiques et se sentaient moins seuls que ceux issus des familles les moins aisées7.
Autre constat important : l’accès aux soins, notamment psychologiques, des jeunes belges s’est dégradé. Près d’un étudiant sur deux (47 %) a renoncé à au moins un soin de santé pour des raisons financières au cours de l’année écoulée8.
Au regard de ces indicateurs préoccupants, la santé mentale est désormais considérée comme une priorité de santé publique. Notons que ces chiffres impressionnants reflètent une meilleure prise en compte et visibilisation des problèmes de santé mentale. Autrefois traités dans la sphère familiale, ils passent davantage aujourd’hui par des structures de santé et sont donc mieux répertoriés.
Pourquoi les jeunes vont-ils mal ?
Les causes du mal-être des jeunes sont multiples. Cette phase de la vie est particulièrement marquée par l’incertitude et la difficulté à se projeter dans l’avenir. Difficultés matérielles et économiques, construction identitaire, tensions géopolitiques et guerres, dérèglement climatique, choix d’études ou professionnels font peser une charge importante sur les épaules des plus jeunes. Iels font part d’une forte pression ressentie de la part de la société, que ce soit au travail, dans le cadre scolaire ou encore dans les normes et injonctions sociales sur ce que serait « être un·e adulte accompli·e »9. « Parce qu’être jeune, c’est porter le poids d’un monde qui vacille, avancer sur une corde raide entre l’exigence de performance et l’incertitude du lendemain10 » écrit Cyril Tarquinio, professeur de psychologie clinique et auteur.
Soulignons que la pandémie de COVID 19 a sérieusement affecté la santé mentale de la population et particulièrement des jeunes. Les enquêtes de santé belges ont révélé une augmentation du stress, de l’anxiété et de la dépression11. Malgré la fin de la pandémie, la santé et le bien-être n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la pandémie. Les capacités relationnelles ont pu être affectées durablement chez certains jeunes. « Depuis 2020, ces jeunes ont dû s’adapter à la crise Covid et ont subi dans la foulée l’angoisse liée à la guerre en Ukraine. Toute une série de repères ont été perdus voire non acquis. Cette absence de repères suscite une inquiétude pour leur avenir, mais également une remise en question de la société et un besoin de donner sens à leur vie » indique Le Forum des Jeunes12.
L’association détaille les causes du mal-être des jeunes dans son mémorandum « Être jeune en 2023 : Perspectives d’une jeunesse aux 1000 visages ». Le rapport pointe des craintes à propos du coût de la vie. L’inflation, l’augmentation de prix pèsent sur les jeunes qui ont des plus petits salaires en début de carrière, quand iels ont un emploi. Selon Acerta, le taux d’emploi des jeunes entre 15 et 34 ans qui ont obtenu leur diplôme il y a moins de 3 ans atteint 72,6 %, soit le taux le plus bas depuis 8 ans13. « Les jeunes sont souvent les premiers à ressentir les conséquences d’un marché de l’emploi incertain » explique Olivier Marcq, expert juridique junior chez Acerta. Si le phénomène est commun à toute l’Europe, la Belgique fait partie du bas du classement, seule la France fait pire. Les jeunes qui travaillent présentent aussi un risque de burn out 2,4 fois plus élevé que les employé·es de 54 ans (39 % contre 16,3 %)14. Ajoutons que la vie chère a un impact sur les choix alimentaires des jeunes et in fine sur leur état de santé. En 2024 par exemple, plus d’un·e étudiant·e sur deux rencontrait des difficultés pour se payer à manger15.
Face aux problèmes de santé mentale, « il existe un déséquilibre très important entre les besoins, qui ont considérablement augmenté ces dernières années, et les réponses données » peut-on lire dans le rapport du délégué général des droits de l’enfant. Les problèmes ont augmenté mais pas les solutions et investissements dans la prévention, les infrastructures de santé mentale, etc. Ce fléau sous-estimé appelle des réponses collectives et structurelles de la part des décideur·euses politiques. Il est indispensable de faire mieux.
Le numérique responsable ?
Le culte de la performance se joue aussi sur les écrans. Le rôle du numérique, des réseaux sociaux et de l’IA dans les problèmes de santé mentale est de plus en plus questionné aujourd’hui. « La génération actuelle porte en elle une dualité fondamentale : connectée comme jamais mais paradoxalement isolée dans ses angoisses. Les réseaux sociaux, ces miroirs déformants du quotidien, créent une réalités parallèle où chacun semble réussir sans effort, exister sans doute, avancer sans obstacle. Derrière chaque écran se jouent des comparaisons silencieuses et destructrices16 ». Beaucoup remettent sur le numérique une grande part de la responsabilité du mal-être des jeunes.
Un rapport récent de l’agence française de sécurité sanitaire (Anses) a attesté du lien entre l’usage des réseaux sociaux et les problèmes de santé mentale des adolescents, surtout les filles, bien qu’il ne soit pas la cause unique. L’agence pointe les systèmes de captation de l’attention des plateformes à des fins lucratives qui exploitent les vulnérabilités propres aux adolescents (tendance à prendre des risques, à la comparaison sociale, importance du jugement des pairs) alors qu’ils n’ont pas les mécanismes de régulation émotionnelle et comportementale. Ces différents éléments poussent les gouvernements à agir. Le Sénat français a par exemple voté en mars 2026 l’interdiction de l’usage des réseaux sociaux avant 15 ans, mesure chère à Emmanuel Macron17. Il en va de même pour l’Australie ou l’Espagne18. Pour ces différents pays se pose la question du système de vérification d’âge ce qui fait dire à certains experts que l’interdiction est plus utopique qu’efficace. Ces derniers préconisent plutôt des campagnes de sensibilisation, des limites d’usage et du contrôle parental.
S’il est démontré que l’usage excessif des écrans impacte la qualité du sommeil, et donc la santé mentale, on ne peut démontrer pour autant un lien direct entre la dépression et les angoisses et l’utilisation des outils numériques et réseaux sociaux19. Le numérique ne constitue qu’une partie des déterminants de la santé mentale. Dans les cas d’isolements, des études ont montré que d’autres facteurs liés au contexte de vie de la personne (situation familiale, école, environnement social) jouaient un rôle majeur. Par ailleurs, le numérique est devenu le nouveau medium de la sociabilisation du XXIe siècle et témoigne avant tout de la recherche et du besoin de relations sociales de la part des jeunes. Il semblerait donc que le numérique ait plutôt un effet amplificateur : plus de repli chez les personnes déjà isolées et plus de contacts chez les personnes socialement bien entourées. Idem pour les effets de comparaison : le numérique aurait des impacts plus négatifs sur les jeunes ayant une faible estime d’eux-mêmes alors que les autres vont plutôt en faire un outil de partage de leurs goûts.
Il en va de même pour les questions de cyberharcèlement. Le numérique exacerbe les inégalités de genre ou de race déjà présentes dans la société. Ce sont donc les femmes et minorités de genre, les personnes racisées, handicapées ou ayant déjà des troubles psychiatriques qui sont les plus touchées par les violences en ligne. Et beaucoup reste à faire pour poursuivre et sanctionner les harceleur·euses.
Dépasser l’individualisation
Selon l’épidémiologiste anglais Richard Wilkinson, il existe une tendance à individualiser les problèmes de santé mentale alors qu’il faut en souligner les caractéristiques collectives et la nécessité d’examiner la structure de la société pour comprendre les inégalités sociales20.
En effet, on distingue trois « cercles » de déterminants de la santé mentale : les facteurs individuels tels que les facteurs biologiques, psychologiques ou liés au parcours de vie, les facteurs sociaux et environnementaux (proches et cercle social, situation économique) et les facteurs sociétaux (politique sociale et économique, environnement et infrastructures)21.
Il semble essentiel de rappeler que la santé mentale est souvent le résultat de notre place dans la société et que les problèmes de santé mentale sont souvent le corollaire de problèmes sociaux sous-jacents : ainsi vivre dans la précarité, être victime de discrimination systématique, ne pas avoir accès aux services de santé sont autant de facteurs aggravants des problèmes de santé mentale.
Richard Wilkinson invite à une remise en question systémique que prolonge Olivier De Schutter, rapporteur spécial à l’ONU sur l’extrême pauvreté, lorsqu’il dit qu’une économie obsédée par la croissance (et la performance) crée « une crise de santé mentale invisible » pour les personnes en situation de pauvreté, dans un rapport d’octobre 202422.
Au niveau mondial, les personnes à faible revenu sont jusqu’à trois fois plus susceptibles de souffrir de dépression, d’anxiété et d’autres maladies mentales courante que les personnes aux revenus plus élevés. Et ces personnes ont pourtant le moins de ressources pour y faire face.
Dans son rapport, De Schutter explique en détail comment les changements dans les conditions de travail et les mesures de “flexibilisation” du travail ont joué un rôle majeur dans l’augmentation des problèmes de santé mentale affectant les personnes à faibles revenus. Plus de flexibilité, moins de protection, et donc plus d’insécurité. Pour y remédier, il plaide pour un revenu de base23.
Le croissancisme, cette religion de la croissance à tout prix, a poussés nos sociétés occidentales vers la voie d’une inégalité économique extrême avec des conséquences désastreuses pour la santé mentale pour les riches comme pour les pauvres car les sociétés les plus inégalitaires connaissent les plus hauts taux de dépression, d’anxiété et de troubles de la santé mentale.
Selon De Schutter, “Ce n’est qu’en s’attaquant à ce système économique défaillant et en plaçant le bien-être au-dessus de la quête sans fin de toujours plus, que nous pourrons commencer à nous attaquer sérieusement à la pauvreté et à la crise de santé mentale qui l’accompagne24“.
Vers une société du bien-être
Les solutions ne manquent pas pour améliorer la santé mentale des jeunes. Johanna Couvée25, chercheuse à l’université de Gand, préconise de se reconnecter à son corps et aux autres notamment par le contact avec la nature. Elle invite à créer des espaces communs, propices à la rencontre. Elle suggère également de toujours faire le lien entre la dimension personnelle et politique, de reconnaître les oppressions systémiques (genre, classe, race) qui sont des sources de mal-être. Enfin, face au sentiment d’impuissance, la chercheuse propose le passage à l’action, même minime, en plaidant pour des actions collectives pour ne pas supporter toute la charge des problèmes sur les épaules des individus.
Luca Villerelle, membre du Forum des jeunes insiste pour sa part sur l’importance de l’éducation : apprendre dès le plus jeune âge à apprivoiser ses émotions, à pouvoir demander de l’aide. Il invite aussi à pouvoir s’accorder des moments où l’on se recentre sur soi, où l’on accepte de s’isoler du monde extérieur. Il dénonce la charge imposée sur sa génération sensée « sauver le monde ». Enfin, il plaide pour un meilleur financement des soins de santé et de meilleures formations donnant une place centrale à l’écoute et à l’empathie.
De leur côté, les jeunes présent·es à notre week-end ont échangé et construit de nombreuses propositions pour un mieux-être de la jeunesse. Toutes et tous ont travaillé à des solutions structurelles. Parmi les thématiques abordées, plusieurs sont sorties du lot :
- Les jeunes sont bien conscients que ce sont les maux de la société qui produisent les maux physiques et psychologiques des personnes. Aussi, iels ont réfléchi à des changements profonds et systémiques de la société. La remise en question du modèle économique capitaliste et une plus juste redistribution des richesses sont incontournables pour iels et amélioreraient la santé mentale des personnes. Iels souhaitent une inversion de paradigme en faveur du droit à l’oisiveté. Le travail ne devrait pas être aussi central dans la vie. L’accès à un logement et à une alimentation saine ne devraient pas en dépendre. Aussi, les jeunes plaident pour un revenu universel et une diminution du temps de travail hebdomadaire. Iels souhaitent une reconnaissance du travail non rémunéré. Et une forme de révolution culturelle sur la valorisation du temps libre et l’accessibilité élargie aux loisirs pour une société libérée.
- L’importance de recréer du lien et des espaces pour les personnes esseulées. Les jeunes ont jugé essentiel de promouvoir et de garantir l’existence de lieux safe où la rencontre de nouvelles personnes est possible. Iels ont imaginé la création d’un « safe pack » à proposer aux bars et lieux existants. On y retrouverait des stickers, des écriteaux « table accueillante », des bracelets « open to meet », une charte « espace safe » entre autres. À l’échelle d’un quartier, les jeunes ont imaginé le partage d’une newsletter de quartier, l’utilisation de valves publiques pour communiquer des informations utiles axées sur le lien. Ils plaident aussi pour un meilleur financement des comités de quartier.
- Les jeunes ont abordé le thème de la citoyenneté et de l’intégration des jeunes à la vie publique. Iels ont déploré l’invitation récente à rejoindre le service militaire pour une durée d’un an de la part du Ministre de la défense Théo Francken. A l’opposé, iels imaginent une lettre pour les jeunes adultes de 18 ans les outillant sur leur vie adulte débutante. Cette lettre comprendrait des informations clés sur le droit de vote, les pistes et organismes d’orientation scolaire et professionnelle, le fonctionnement des contributions, des numéros d’urgence et de prévention médicales, les droits et devoirs du citoyen, l’accès aux soins, les possibilités d’engagement citoyen, etc. « Nous te souhaitons une implication citoyenne épanouissante » clôturerait cette missive plus enthousiasmante et positive que l’appel des armes. Les jeunes pensent essentiel de reconnecter la population à la démocratie pour éviter qu’elle ne reste un mot creux.
- Pour les jeunes, il existe un lien fort entre l’art et la santé mentale. La pratique artistique a des vertus thérapeutiques et permet à des jeunes vivant des troubles psychiatriques de retrouver un équilibre. L’accès à l’art devrait être facilité dès l’école dans et en dehors du cadre scolaire. Les jeunes proposent de soutenir les organisations de jeunesse, les AMO, les maisons de jeunes où peuvent s’exercer des pratiques artistiques, mais aussi les Académies en favorisant les projets réalisés par des jeunes pour des jeunes. Iels imaginent soutenir différentes formes de pratiques artistiques et notamment l’art dans l’espace public (street art, musique, etc.). Afin d’en renforcer l’accessibilité, permettre aux jeunes de s’exprimer dans l’espace public, sans prétention, est une piste intéressante. Pour les plus de 18 ans, les jeunes souhaitent donner plus de place à l’art dans l’enseignement supérieur. A côté des catalogues sportifs, iels imaginent des catalogues de promotion des activités artistiques. Iels pensent important de décloisonner les écoles avec un mois artistique ouvert à des acteurs externes. Autre mesure plébiscitée par les jeunes : la création d’un pass culture offert à tous·tes les jeunes de plus de 18 ans permettant de choisir des activités artistiques pour un certain nombre de crédits tout au long de l’année.
Lorsque l’occasion de s’exprimer leur est donnée, les jeunes débordent d’idées pour améliorer leur société. Dans notre démocratie pas si représentative des composantes de sa population, la voix des jeunes n’est pas assez écoutée, alors que ce sont eux et elles qui vont faire vivre la société de demain. Pourtant, elle ne semble pas leur tendre les bras. Plus encore, l’entrée dans la vie adulte professionnelle est confrontante et dure. Le manque d’expérience des jeunes leur est reproché sans qu’iels puissent rien y changer. Le monde des adultes devrait faciliter ces périodes de transition en proposant un accompagnement plus sécurisant aux jeunes. Plus encore, les adultes d’aujourd’hui, plutôt que de parier sur les jeunes, devraient s’activer vivement pour transmettre aux plus jeunes un monde plus doux, délivré de la compétition et la performance mais basé sur l’entraide, la solidarité et le soin.
Notes de bas de page
- Solayman Laqdim, rapport annuel (2024-2025) du délégué général aux droits de l’enfant.
- Cultures & Santé, « Santé mentale des jeunes et numérique : les inégalités en fond d’écran », Le 148 PXL, Zine de Cultures&Santé (n°7), 2024.
- OMS, « Plus d’un milliard de personnes ont des problèmes de santé mentale et les services doivent être renforcés d’urgence », 2 septembre 2025.
- Mental health of adolescents, World Health Organization, 2021. https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/adolescent-mental-health/
- Enquête de Santé de l’institut Sciensano, publiée en octobre 2025. https://www.sciensano.be/sites/default/files/1-report_mental_health_fr_26-10-25_final.pdf
- Sciensano.
- Ibid.
- Baromètre Solidaris, 2025.
- Voir le Memorandum 2023 du Forum des jeunes, « être jeune en 2023, Perspectives d’une jeunesse aux 1000 visages », basé sur les témoignages de plus de 1000 jeunes, page 65.
- TARQUINIO C., Génération à vif. Comprendre les défis de la santé mentale des jeunes, Dunod, 2025.
- Enquêtes de santé belges.
- https://www.sciensano.be/fr/biblio/synthese-des-resultats-belhealth-vague-1-a-6-donnees-sur-la-sante-mentale-des-adultes-belges-a-la
- https://www.acerta.be/fr/dans-la-presse/le-taux-demploi-des-jeunes-a-son-plus-bas-niveau-depuis-huit-ans
- Quentin Mertens et Steven De Vliegher. Près de 30 % des travailleurs belges courent un risque (élevé) de burn-out. s.d. Disponible sur le site internet de Securex.
- FEF, « Accrochez-vous : Rapport de l’enquête « Priorités étudiantes », 2023.
- TARQUINIO C., Génération à vif. Comprendre les défis de la santé mentale des jeunes, Dunod, 2025.
- Voir l’article de Moustique, « Faut-il interdire les réseaux sociaux aux ados ? C’est la question que de nombreux ados se posent », 11/11/2024. https://www.moustique.be/notre-epoque/les-infos/2024/11/11/faut-il-interdire-les-reseaux-sociaux-aux-ados-cest-la-question-que-de-nombreux-pays-se-posent-ZBQGLD3KLFANXHYH6DKNUVHIZA/
- Ibid.
- Cultures & Santé, « Santé mentale des jeunes et numérique : les inégalités en fond d’écran », Le 148 PXL, Zine de Cultures&Santé (n°7), 2024.
- Le revenu de base est une somme versée à toutes les personnes d’une communauté politique sur une base individuelle et de façon inconditionnelle.
- Les déterminants de la santé mentale, Promotion de la santé mentale Genève, 2021.
- De Schutter O., « L’économie du burn out : pauvreté et santé mentale », 2024.
- Le revenu de base est une somme versée à toutes les personnes d’une communauté politique sur une base individuelle et de façon inconditionnelle.
- ONU Infos, 25 octobre 2024.
- Formée en sociologie et en psychologie clinique et somatique, et actuellement doctorante en sciences de l’éducation à l’Université de Gand, Johanna Couvée développe une approche critique et intersectionnelle de la pédagogie de santé mentale, en lien avec les inégalités sociales et structurelles. Elle a également créé à Bruxelles le programme culturel « there is nothing wrong with people ».