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Au carrefour de toutes les crises, la politique joue sa peau
 
 
Eric Biérin
Prof de français et d’histoire dans l’enseignement secondaire puis chercheur à l’Université de Liège en socio-économie des médias, Eric est devenu responsable de la communication d’ECOLO en 1992, une communication qu’il a largement contribué à professionnaliser. Devenu ensuite porte-parole d’Olivier Deleuze quand il était membre du gouvernement fédéral, il a été responsable de la stratégie de communication d’ECOLO et d’etopia pendant plus de dix ans.
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La Belgique et l’ensemble des sociétés sont aujourd’hui au carrefour de toutes les crises : crise des ressources naturelles, crise des matières premières, crise énergétique, crise alimentaire, crise sociale, crise financière, crise culturelle, … Nous sommes en fait face à une crise globale, celle d’un modèle de développement à bout de souffle.

À cette crise globale d’un modèle de développement hégémonique du capitalisme financier correspond une crise globale de la politique, incapable de mettre en place des mécanismes de régulation adéquats, aux niveaux international et européen. Face à cette situation, le monde politique joue son existence s’il n’arrive pas à réunir les conditions d’un mieux être de tous. Face au totalitarisme du fric qui se met en place depuis plus de vingt ans, c’est peu dire que la politique joue sa peau, car si à peu près tout est permis pour s’enrichir, à quoi donc sert-elle ?

C’est pourquoi il faut sortir de ce conformisme aveugle qui veut que les hommes d’Etat ne sont pris au sérieux que s’ls adoptent le langage des hommes d’affaires. Sinon on ne s’étonne pas et on ne se plaint pas de voir débarquer Berlusconi ou Sarkozy. Car enfin, que se passe-t-il politiquement derrière le scintillement des paillettes et du « bling-bling » de ces avocats du « Richistan » ? Un mode et une philosophie de vie partagés par l’ultralibéralisme et la pègre, uniquement fondés sur le succès ou l’échec des individus dans une compétition impitoyable, où la citoyenneté est ressentie comme une vaine déperdition de temps et d’énergie.

Sans ce contexte de désintégration sociale et de triomphe de l’argent, y compris au sein des plus hautes fonctions de l’État, il n’y aurait pas place pour les multinationales du brigandage comme Monsanto, ou pour la multiplication de milliardaires dont le montant de la fortune n’a d’égale que son origine douteuse. Il est grand temps d’éviter qu’à terme, ce qui distingue les démocrates, ce soit uniquement leur niveau de tolérance au crime.

Eric Biérin


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