etopia
Mai 68 en Belgique : la brèche éclatéee
 
 
Benoît Lechat †

Né à Eupen en 1960, Benoît Lechat a été au Groupement des Jeunes Protecteurs de la Nature (GJPN) à la fin des années ’70 avant de faire des études de philosophie et de journalisme. Après avoir couvert l’actualité sociale à l’Agence Belga pendant les années ’90 et notamment les mouvements des enseignants et des étudiants, il a rejoint l’équipe d’Isabelle Durant au Ministère fédéral de la Mobilité et ensuite Etopia en 2004. Il publie régulièrement dans la Revue Nouvelle des articles consacrés à la politique et aux médias belges.

Il est responsable des publications chez Etopia, membre du Conseil scientifique de la Fondation de l’Ecologie Politique et rédacteur en chef du Green European Journal

Benoît est décédé le 8 janvier 2015

Autres articles
Le climat pour le changement
Ecolo, la démocratie comme projet
Ecolo, la démocratie comme projet - Partie 2
Ecolo, la démocratie comme projet - Partie 1
Quelles archives pour quelle galaxie verte ?
Avons-nous besoin d’un républicanisme vert ?
Cet été dans le Green European Journal
rubrique
 
Derniers articles de cette rubrique
Intelligence artificielle forte : Enjeux, espoirs et risques
Le retour des mines en Europe, une réalité ?
Le blé bientôt fauché, le liquide bientôt liquidé, un monde nouveau est-il né ?
Commerce et environnement, frères ennemis ?
Initiative populaire et démocratie radicale
Démocratie radicale et choix budgétaires.
Forêts wallonnes : Mise en lumière des enjeux de la privatisation
rubrique
 
mots
publications - Notes, traductions…
Good morning Belgium : réflexions pour un fédéralisme revigoré
publications - Livres
La Belgique et la bombe
publications - Analyses
La Wallonie a-t-elle toujours du sens ?
La Flandre et la « superdiversité »
Nucléaire belge - La lettre et l’esprit de la loi
Pour un renouvellement du fédéralisme écologiste
Les écologistes wallons et l’hiver 60 :
publications - Notes, traductions…
Interview de Joschka Fischer au lendemain des élections fédérales allemandes
publications - Analyses
L’inactualité des partis politiques
Vers plus de justice et d’égalité
Les administrateurs publics et le piège de la double loyauté
Mai 68 en Belgique : la brèche éclatéee
Conséquences des législatives 2007 sur les partis flamands
L’écologie politique, alternative à l’écologie canada dry : Huit bonnes raisons pour des partis écologistes forts
publications - Notes, traductions…
Sortons du mur ! Pour un nouvel imaginaire politique
publications - Analyses
Dix thèses pour une politique au temps des monstres
La véritable égalité est-elle souhaitable ?
Subprime mortgage
Mai 68 en Belgique : la brèche éclatéee
publications - Etudes
La transition démocratique de l’écologie
ECOLO, La marche verte
publications - Notes, traductions…
En finir avec la présidence (française)
Cours camarade, le vieux monde est derrière toi
publications - Analyses
Transparence et société complexe :
This is not America
Au carrefour de toutes les crises, la politique joue sa peau
Mai 68 en Belgique : la brèche éclatéee
publications - Wallonie et Gouvernance
Le concept de gouvernance
 
Partage
Réseaux sociaux
Forum
en construction
 
 
 
 
Un texte de Benoît Lechat, chercheur à Etopia.

Lorsque le 13 mai 1966, les évêques belges publient ce que dans le vocabulaire du droit canon on appelle un « mandement », c’est-à-dire un ordre écrit adressé à l’ensemble des catholiques du pays, dans lequel ils réaffirment la légitimité de la présence d’une université catholique bilingue en territoire flamand, ils ignorent sans doute qu’ils vont ouvrir une période d’agitation politique qui, à terme, va transformer radicalement le visage de l’Etat et de la société belges. En Belgique, la vague de contestation étudiante qui touche la plupart des sociétés occidentales commence par cette décision d’une hiérarchie religieuse qui, pour les nouvelles générations, semble tout droit sortie de la nuit des temps. Elle entraîne non seulement la mobilisation du mouvement national flamand, né dans la seconde moitié du XIXème siècle, mais aussi l’émergence d’un mouvement étudiant d’un nouveau genre. Dans la partie francophone du pays, cette mobilisation ne trouve évidemment pas de prolongement. Mais là aussi, de manière certes très différente, la contestation étudiante s’en prend à l’autorité universitaire et en l’occurrence au conseil d’administration de l’ULB, dont le caractère non-démocratique est dénoncé. Plus tard, les étudiants francophones de l’université de Louvain tenteront également – au moins partiellement – de profiter de leur transfert en terre wallonne pour transformer de fond en comble leur institution. En Belgique, en 1968, la remise en question de l’autorité porte d’abord sur le pouvoir universitaire.

  • Pour lire la suite de cet article, téléchargez le document pdf ci-joint.

©©