etopia
Accélérer la modernisation de la Wallonie et Bruxelles
Analyse 2005/3
Ecologie, autonomie, solidarité
 
 
Benoît Lechat †

Né à Eupen en 1960, Benoît Lechat a été au Groupement des Jeunes Protecteurs de la Nature (GJPN) à la fin des années ’70 avant de faire des études de philosophie et de journalisme. Après avoir couvert l’actualité sociale à l’Agence Belga pendant les années ’90 et notamment les mouvements des enseignants et des étudiants, il a rejoint l’équipe d’Isabelle Durant au Ministère fédéral de la Mobilité et ensuite Etopia en 2004. Il publie régulièrement dans la Revue Nouvelle des articles consacrés à la politique et aux médias belges.

Il est responsable des publications chez Etopia, membre du Conseil scientifique de la Fondation de l’Ecologie Politique et rédacteur en chef du Green European Journal

Benoît est décédé le 8 janvier 2015

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Résumé

Accélérer la modernisation écologique des sociétés dans lesquelles ils vivent, telle est sans doute la manière la plus courte de qualifier l’ambition qui pourrait être celle des écologistes aujourd’hui. Une ambition de réforme des Etats et des économies. Pour de meilleurs équilibres entre les hommes et leur environnement, mais aussi pour plus d’égalité et d’autonomie des individus. Cette volonté
générale des écologistes se décline de manière spécifique dans chacun des espaces publics où ils s’engagent. Au niveau local comme au niveau planétaire.

En Wallonie et à Bruxelles, elle implique de mettre l’économie au service d’un développement soutenable assurant l’avenir des fonctions collectives : services publics, sécurité sociale et secteur non-marchand. Dans ce but, elle propose une rupture avec la veille culture industrielle et politique qui a dominé nos régions.

Elle invite non seulement à libérer les initiatives économiques et culturelles mais aussi à rendre son sens à l’action politique, pour garantir la régulation sociale et environnementale qui aidera nos économies et notre société à se développer en respectant le droit des générations futures à un égal accès à l‘autonomie et à la qualité de vie. Elle s’obstine enfin à garder les yeux rivés sur l’horizon planétaire en militant pour une démocratie cosmopolitique.

Pour que l’écologie soit réellement l’avenir de nos économies et de nos sociétés, un énorme chantier démocratique reste à accomplir par les écologistes et par tous ceux qui voudront bien les accompagner dans l’aventure. Pas facile, mais passionnant ! Parce que les écologistes devront continuer à être les porteurs des mutations : à la fois inventeurs et pédagogues. Initiateurs de débats et négociateurs de solutions. Parce qu’il leur faudra combiner ambition et modestie. Cultiver la lucidité la plus grande possible sur leurs moyens d’action.

Mais aussi prendre sans doute davantage de recul par rapport aux idées reçues. Par exemple, sur le sens de l’histoire des écosystèmes et des sociétés. Et sur le rôle qu’ils y jouent. Avec tous ceux qui sont préoccupés comme eux par la solidarité.

Une des thèses centrales ici défendues est que l’écologie politique est certes en rupture avec à la conception traditionnelle du progrès technique. Mais qu’elle se trouve à la pointe la plus avancée des luttes modernes pour l’autonomie, la liberté, la solidarité et l’égalité. Que pour les faire progresser, elle doit se débarrasser autant des ultimes scories révolutionnaires qui alimentent aujourd’hui encore un « réformisme honteux » (commun à une partie de la gauche) que de certaines naïvetés sur le rôle de l’économie verte.

Même si la société et les écologistes eux-mêmes ne semblent pas s’en rendre compte tous les jours, la question écologique est bien la question politique cruciale du XXIe siècle. Et l’écologie politique le courant politique indispensable pour la porter.

Version téléchargeable ou imprimable de l’article : ci-joint !


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