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Notes, traductions… Vous trouverez ici des republications d’articles essentiels à nos yeux, de textes provenant de la presse allemande ou anglo-saxone, peu accessibles à notre espace public et traduit en français par nos soins. Et des notes de lecture rédigées par les chercheurs-associés d’étopia.
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Jared Diamond, 2006, Gallimard - Résumé du prologue et des chapitres 14 et 16, par Hugues Latteur, chercheur-associé à étopia. Ttraduit par Louis Wyckmans.

Le sujet

Ce livre évoque les effondrements mystérieux des civilisations passées et ce que cela signifie pour notre avenir. Beaucoup de cultures se sont désintégrées à cause de crises environnementales et la plupart de ces crises venaient de raisons internes. Ceci est un voyage à travers l’histoire, de Haïti à la Nouvelle-Guinée, de l’Islande aux îles du Pacifique,...

Prologue

Les indigènes du passé n’étaient pas fondamentalement différents des populations modernes européennes : la gestion des ressources environnementales a toujours été difficile, depuis que Homo Sapiens a développé l’inventivité moderne, l’efficacité, et ses talents de chasseur il y a 50 000 ans. Chaque colonisation par les hommes de terres auparavant dépourvues de présence humaine a été suivie par une vague d’extinction des grands animaux, qui avaient évolué sans la crainte de l’homme et étaient faciles à tuer, ou ont succombé à des modifications de leur habitat induites par l’homme, à l’introduction d’espèces nuisibles, et à des maladies. Spécialement pour les peuples analphabètes du passé qui ne pouvaient pas lire d’études de cas au sujet d’effondrement de sociétés, les dégâts écologiques constituaient une conséquence tragique, imprévue et involontaire de leurs efforts les plus grands, plutôt que d’un égoïsme moralement coupable, qu’il soit aveugle ou conscient. Les sociétés qui se sont anéanties de la sorte étaient parmi les plus créatives et avancées de leur temps, plutôt que stupides et primitives.

Aucun effondrement de société ne peut être attribué seulement à des dommages environnementaux. Les 4 autres facteurs qui y contribuent sont :

  • le changement climatique ;
  • l’augmentation des agressions de voisins hostiles (mais une société peut être capable de tenir ses ennemis en respect aussi longtemps qu’elle est forte, pour ne succomber que lorsqu’elle s’affaiblit pour l’une ou l’autre raison, comme des dommages environnementaux) ;
  • un moindre soutien des partenaires commerciaux alliés : si votre partenaire commercial est affaibli pour quelque raison et ne peut plus fournir d’importations essentielles ou un lien culturel, votre propre société peut en conséquence en être affaiblie. Exemple : la dépendance de l’Occident par rapport au pétrole en provenance de pays du tiers monde écologiquement fragiles et politiquement instables (+ voir aussi les Norvégiens du Groenland, les insulaires de Pitcairn, ...)
  • le facteur le plus significatif, à savoir les réponses de la société à ses problèmes environnementaux. Des sociétés différentes réagissent différemment à des problèmes similaires. Par exemple, des problèmes de déforestation ont surgi pour beaucoup de sociétés anciennes, parmi lesquelles les hautes terres de Nouvelle-Guinée, le Japon, Tikopia et Tonga, qui ont développé avec succès des techniques de gestion forestière et ont continué à prospérer, tandis que l’île de Pâques, Mangareva et le Groenland norvégien ont échoué et en conséquence se sont effondrés.

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