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Avant-propos

Ce texte est le point de départ d’une réflexion qui sera menée par Etopia à l’automne 2016, et soutenue par la Green European Foundation, autour de l’avenir du travail et de l’emploi. La présente contribution entend poser la problématique en esquissant une série de jalons afin de faire avancer la réflexion prospective des écologistes sur cette thématique décisive. Ce texte formule plus de questions qu’il n’amène de réponses ; il sera amené à mûrir sous l’effet des réflexions qui seront menées dans les prochains mois. La particularité de l’approche consiste à s’interroger sur la conjugaison de deux « lames de fond » transformatrices pour l’économie et l’emploi : la reconversion écologique et son impact structurel sur l’emploi, d’une part, et la mutation du travail et de l’emploi sous l’effet de la mondialisation et du développement de nouvelles technologies numériques, d’autre part. L’objectif n’est pas tant ici de définir un programme détaillé de réformes, contraint par un agenda politique de court-terme, mais plutôt de construire un récit de transitions, de moyen et long-terme, articulant les registres écologique et numérique ; un récit qui soit cohérent, réaliste et inclusif. Autrement dit, il s’agit de faire la démonstration qu’il est possible de tirer parti « de ce qui vient inexorablement » (robotisation, hybridation des statuts, discontinuité des parcours professionnels, nouvelles formes d’emploi, etc.) pour mener la société vers plus de prospérité, de justice, d’autonomie et de respect de l’environnement. La solidité politique de ce récit passe par la formulation et l’intégration de dispositifs de sécurisation des transitions professionnelles auxquelles une part croissante de citoyens seront confrontés à l’avenir sous l’effet cumulé de la transition écologique et numérique. Les craintes autour de l’emploi et du déclassement sont constitutives de notre société politique ; elles fondent le rapport à l’avenir et à la réforme (en opposition à la « défense des acquis ») d’une portion croissante de l’opinion et conditionnent souvent les positionnements dans le débat public.

La réflexion nécessaire autour de la sécurisation des parcours professionnels conduira à questionner la protection sociale telle qu’elle est organisée aujourd’hui. L’État-Providence, son organisation actuelle, semble condamner avec le modèle de développement qui l’a vu naître, celui fondé sur le tout-à-la-croissance, la quête du plein-emploi, la segmentation nette des statuts professionnels et les carrières salariales continues. Une nouvelle protection sociale compatible, d’une part, avec un modèle de développement écologique (à faible intensité de carbone, libéré du diktat de la croissance), s’appuyant sur les technologies du numérique, et d’autre part, attachée aux personnes plutôt qu’à l’emploi afin de mieux sécuriser les transitions professionnelles ; cette protection sociale refondée est-elle envisageable ? Cette nouvelle protection sociale pourrait-elle permettre à chacun un surcroît d’autonomie dans ses choix de vie, une capacité réelle de pilotage de son parcours professionnel (tant au service de son épanouissement que de son employabilité), tout en garantissant un niveau élevé de solidarité ainsi qu’une contribution plus large de la richesse produite ?

L’ambition climatique et environnementale, un vecteur de reconfiguration de notre modèle économique

Le 12 décembre 2015, 195 nations participant à la conférence des Nations-Unies sur le climat à Paris ont approuvé un accord affirmant la nécessité de contenir « l’élévation de la température mondiale de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels » [1]. Une ambition climatique réelle conduira inévitablement à une reconfiguration de notre modèle économique. En effet, comment raisonnablement considérer que notre modèle de développement, consubstantiellement lié aux énergies fossiles, puisse survivre en l’état à la fin de leur exploitation ? C’est pourtant la direction indiquée par l’engagement climatique de Paris ; contenir l’élévation de la température de la planète nettement en dessous de 2°C implique mécaniquement de renoncer à l’exploitation de près de 2/3 des réserves de combustibles fossiles [2] et, par conséquent, l’émergence d’une économie post-carbone et, nécessairement, post-croissance vu des effets néfastes du modèle actuel de croissance matérielle et quantitative sur l’environnement. Le premier jalon de cette ambition climatique pour l’Union européenne (UE) et la Belgique – la réduction respective de 40 % et 35 % de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 [3] – implique à lui seul un changement de structure de l’économie. Cette nouvelle donne se heurte à de puissants freins politiques, sociaux et culturels, résultats de la dépendance de nos institutions au modèle du tout-à-la-croissance alimenté par la combustion des énergies fossiles. Nos institutions sont « programmées » dans une logique aveugle aux limites environnementales. Une économie post-croissance interroge donc les fondements de notre modèle social, imposant un « reboot » des institutions et de la gouvernance relative à l’emploi, aux finances publiques, à la protection sociale d’une ampleur inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Une nouvelle structure de l’emploi, à l’intérieur des limites environnementales

La place de l’emploi et du travail à l’ère de la post-croissance et de l’économie à faible intensité carbone est déterminante. Les craintes autour de l’emploi constituent un verrouillage politique de la transition écologique. L’attachement au modèle actuel, la sempiternelle référence à la croissance quantitative comme indicateur de développement économique, l’incapacité à envisager son dépassement malgré tous les constats d’impasse, cette difficulté à crédibiliser une « prospérité sans croissance » et l’agenda de réformes qu’elle implique, tiennent notamment de la difficulté à envisager des nouvelles manières de créer de l’emploi [4] dans un contexte marqué par un sentiment diffus d’insécurité professionnelle.

Construire un modèle de développement, au service d’une prospérité partagée, libérée des énergies fossiles, s’épanouissant à l’intérieur des limites environnementales signifie une nouvelle structure de l’emploi dans nos économies. Celle-ci impliquerait une réallocation de ces emplois en fonction de leur compatibilité avec la préservation de l’environnement. Certaines activités devront être boostés du fait de leur impact positif à la fois économique et environnemental, tout comme celles qui concourent à la transformation de notre système productif. A l’inverse, les industries nocives à l’environnement, incompatibles avec une ambition climatique incontournable, seront accompagnées dans leur disparation ou leur refondation. Bien qu’elle consacre le développement d’activités souvent riches en emplois, cette réallocation n’est pas sans difficultés sociales et politiques dans la mesure où elle pénalisera certains groupes, certaines régions, certains secteurs d’activités [5]. En effet, la reconversion écologique de l’économie conduira à des crises de reconversion, incluant des industries, des qualifications, des régions, et cela de façon accélérée par rapport aux précédentes transitions industrielles. Sans accompagnement, la transition écologique de l’économie aura aussi pour conséquence la précarisation des travailleurs actifs dans les secteurs les plus polluants et émetteurs de GES, qui sont en outre fragilisés par les dynamiques liées à la mondialisation et aux progrès technologiques. La gouvernance de cette transition vers une économie post-carbone et post-croissance n’a de chance d’être effective qu’à la condition d’être équitable et inclusive. Il importe donc de penser et mettre en œuvre de puissants mécanismes de sécurisation des parcours professionnels à même d’accompagner chaque travailleur dans ce changement de paradigme. Ces mécanismes de sécurisation sont la condition d’une accélération de la transition écologique de l’économie. Ils relèvent à la fois d’un impératif éthique, démocratique et stratégique : pour atteindre une vitesse de croisière déterminante, la transition vers ce modèle de développement propre et juste doit rencontrer une adhésion suffisamment forte pour renverser les verrouillages liés à la crainte du changement et de l’avenir, elle-même alimentée par la puissance financière des corporations qui prospèrent sur la destruction de la planète.

Reconversion écologique et technologies numériques, deux « lames de fond » transformatrices pour l’emploi

L’écologisation de notre économie, le renouveau du modèle productif et la restructuration de l’emploi auxquels elle conduit, ne peut se concevoir sans intégrer les transformations, sans rapport direct avec la question environnementale, qui redessinent l’organisation du travail. En effet, la transition écologique ne saurait se penser toutes choses étant égales par ailleurs. Le monde du travail et de l’emploi est l’objet d’une mutation rapide sous l’effet de la mondialisation et du développement de nouvelles technologies, notamment numériques, mais aussi d’une série de facteurs démographiques, sociologiques et socio-économiques [6]. La transformation en cours de l’emploi et du travail charrie son lot d’incertitudes par rapport à la portée réelle des changements annoncés et à leurs effets sur notre modèle de développement et de protection sociale. Quels en seront l’ampleur et l’impact réels ? Il est difficile de le dire avec précisions tant la prospective en la matière (par exemple, pour ce qui concerne l’impact de l’automatisation sur l’emploi) semble être prise en étau entre, d’un côté, les défenseurs d’une forme de déterminisme technologique béat et, de l’autre, les tenants d’une défiance principielle à l’égard des nouvelles technologies, et ne voyant au mieux « rien de neuf » dans les évolutions socio-technologiques en cours. Néanmoins, il semble acquis que les dynamiques en cours soient porteuses de changements d’ores et déjà observables [7]. Nous faisons face, en matière de travail et d’emploi, à des environnements extrêmement évolutifs au regard desquels la capacité d’anticipation s’avère plus nécessaire que jamais. Sociologiquement, ces changements ne sont pas sans conséquences ; ils alimenteront le sentiment d’insécurité professionnelle d’une partie croissante de la population en abîmant un monde social du travail caractérisé par une délimitation claire des statuts et activités, et une linéarité des carrières. Il est par ailleurs probable que des secteurs, des métiers et des qualifications seront particulièrement soumis à un risque de substitution du travail humain par l’automatisation , et cela par l’effet de la diffusion de « nouvelles technologies nouvelles » [8] (le cloud, le big data, les applications mobiles, la géolocalisation, l’internet des objets, les machines apprenantes et la robotique mobile).

Anticiper utilement les effets des dynamiques observables dès aujourd’hui conduit à devoir penser de manière cohérente la conjugaison de deux lames de fond transformatrices : la reconversion écologique de l’économie et son impact structurel sur l’emploi, d’une part, et la mutation du travail et de l’emploi sous l’effet de la mondialisation et du développement de nouvelles technologies numériques, d’autre part. Il reste à penser l’articulation entre ces deux dynamiques.

Nous aurions tort de conclure trop rapidement à un antagonisme entre transformation écologique et révolution numérique. Une étude publiée en 2014 sur l’impact du développement de l’impression 3D [9] sur la relocalisation de l’économie concluait que la diffusion de cette technologie dans l’appareil productif des pays développés entraînerait à terme une chute de 41% du trafic aérien et de 37% de l’activité maritime. En ce sens, le numérique peut apparaître comme un accélérateur de transition écologique de l’économie. Néanmoins, nous aurions tout aussi tort de conclure à la« résonance » de l’écologie et des technologies numériques dont l’économie « immatérielle » ne l’est en réalité pas puisqu’elle s’appuie sur un modèle extractiviste incompatible avec une gestion raisonnable des ressources. Il importe par conséquent d’étudier précisément dans quelle mesure, et à quelles conditions, transformation écologique et révolution numérique sont contradictoires, compatibles ou résonnants.

Une protection sociale connectée au nouveau modèle de développement écologique et numérique

Nul ne peut savoir avec précision quelle sera la portée des changements annoncés à moyen et à long-terme sur le monde du travail et la structure de l’emploi. Néanmoins, il semble acquis que la conjugaison des dynamiques d’écologisation de l’économie et des technologies numériques conduira à des modifications importantes et rapides des structures de travail et d’emploi en rupture par rapport au modèle social actuel. Cette évolution rapide marque-t-elle un changement de paradigme annonciateur de la fin d’un modèle de développement caractérisé par un modèle de croissance fordiste, l’exploitation d’énergie fossile bon marché et s’appuyant sur un bouquet technologique composé par l’électricité, la chimie, l’informatique, les transports et les télécommunications ? Le nouveau paradigme à l’horizon de ce double mouvement, écologique et numérique pourrait-il se caractériser par un nouveau modèle de développement : écologique, post-carbone, post-croissance, s’appuyant sur l’exploitation des énergies renouvelable, la robotique, l’internet, le big data, les objets communicants, les plate-formes virtuelles et la fabrication additive ? En Europe occidentale, la deuxième révolution industrielle eut schématiquement l’État-Providence comme modèle de protection sociale. La question qui se pose au regard du crépusculaire modèle de développement du tout-à-la-croissance est de savoir si une nouvelle protection sociale, à haut niveau de couverture, prendra le relais de l’État-Providence, condamné à s’éteindre avec le modèle économique qui l’a vu naître, emportant avec lui les notions de plein-emploi, statut professionnel, carrière salarial continue. Autrement dit, quelle devrait être, d’un point de vue progressiste, la protection sociale de la révolution écologique et numérique ? Comment la penser dans un contexte marqué par le développement accéléré de nouvelles organisations du travail (nomadisme, travail virtuel, crownd-working, etc.), l’automatisation plus ou moins forte en fonction des secteurs, régions, qualification, , l’hybridation des statuts au détriment du salariat, la discontinuité des parcours professionnels, la montée en puissance de la « sphère autonome », etc. ? Cette nouvelle protection sociale ne devrait-elle pas s’attacher aux personnes plutôt qu’à l’emploi avec pour objectif de sécuriser les transitions professionnelles auxquelles une part croissante de citoyens seront confrontés dans les années à venir ? De mieux protéger, et plus largement, sans pour autant immobiliser ? Ne serait-ce pas une occasion de renouer avec un idéal d’universalisation de la protection sociale, aveugle aux statuts professionnels, permettant à la fois autonomie dans les choix de vie et le pilotage de son parcours professionnel, tout en garantissant un niveau élevé de solidarité inter-personnelle et une contribution plus large de la richesse produite ?

La transition écologique et numérique est-elle soutenable ?

La transition écologique et numérique de l’économie et ses impacts structurels sur l’emploi et le travail sont-ils soutenables et à quelles conditions ? Sont-ils d’abord soutenables sur le plan de la cohérence interne : compte tenu du caractère limité des ressources, la transition écologique par l’innovation technologique (et sociale) n’est-elle pas une contradiction dans les termes sachant que ces nouvelles technologies ne sont pas aussi immatérielles qu’elles le prétendent et que les ressources qui font leur succès sont limitées ? [10] Enfin, cette double transition est-elle soutenable sur le plan politique : la crainte de l’avenir et du déclassement personnel et collectif, la peur de perdre son emploi, les effets délétères de la désindustrialisation observés dans certaines régions, les assauts répétés contre la sécurité sociale créent les dispositions d’une opinion peu réceptive aux discours de transformation. Comment susciter de l’adhésion autour d’une agenda écologique de réforme de l’emploi dans un contexte où toute l’énergie semble aller à la défense des acquis ? Comment anticiper les changements promis à moyen et long-terme par le développement des technologies numériques quand l’attention semble accaparée par le court-terme chargé d’anxiétés et d’inquiétudes ? Le dépassement de la seule défense des acquis et l’inclusion de la durée dans la décision passent nécessairement par la formulation d’un récit de la transition qui soit réaliste, équitable et inclusif ; par la démonstration qu’il est possible de tirer parti du développement inexorable des technologies numériques et des nouvelles formes d’emploi pour construire une société plus prospère, juste et respectueuse de l’environnement.

[1Paris Agreement on Climate, p.2 ; Article 2.a : «  Holding the increase in the global average temperature to well below 2 °C above pre-industrial levels and pursuing efforts to limit the temperature increase to 1.5 °C above pre industrial levels, recognizing that this would significantly reduce the risks and impacts of climate change ; » in http://www.cop21.gouv.fr/en/more-details-about-the-agreement/

[4Isabelle CASSIERS, Kevin MARECHAL, « l’économie dans une ère post-croissance : quel projet, quelle pensée ? », La croissance : réalités et perspectives, Actes du 21e Congrès des économistes belges de langue française, Éditions de l’Université Ouverte, Charleroi, 2015.

[5Dominique MEDA, « l’emploi et le travail dans une ère post-croissance », La croissance : réalités et perspectives, Actes du 21e Congrès des économistes belges de langue française, Éditions de l’Université Ouverte, Charleroi, 2015

[6TILL Alexander Leopold, Vesselina RATCHEVA, Saadia ZAHIDI, The Future of Jobs Report, World Economic Forum, 2015

[7Il apparaît que dans certains secteurs, les spécialités et les qualifications les plus demandées n’existaient pas il y a dix ans ou cinq ans. Pensons par exemple, aux métiers de « community manager » ou de « data analyst ». Aujourd’hui, 65 % des enfants entrant en primaires occuperont des emplois d’un genre nouveau, qui n’existent pas encore.

[8Gérard VALENDUC et Patricia VENDRAMIN, « Le travail dans l’économie digitale :continuités et ruptures », Institut syndical européen, mars 2016


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