etopia
partie 1 :
Voici venu le temps des « hard policies »
 
 
agenda
L’écologie politique est un sport de combats

2009-2014 :
le bilan de l’action
des écologistes
en Wallonie,
à Bruxelles
et au Parlement
européen

À la veille des élections, Etopia vous propose quelques éléments d’analyse pour comprendre le sens global de l’action des écologistes depuis cinq ans, aux plans européen, fédéral et régional. Car tout est lié.

• Voici venu le temps des « hard policies » • Avec Ecolo, la transition écologique est économique, sociale et démocratique • Transition écologique de l’économie • Transition sociale de l’écologie • Democratisation et bonne gouvernance
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Le premier constat qui doit pousser les écologistes à redoubler leurs efforts, c’est que nous sommes définitivement sortis de la période des « easy policies » pour entrer dans les « hard policies ». La transition écologique se heurte à des résistances de plus en plus grandes. Nous devons bien les identifier et poursuivre la lutte. Quelques exemples :

•Comme l’explique Claude Turmes [1] député vert au Parlement européen, dans son évaluation de la période 2009-2014, les producteurs d’énergies fossiles veulent continuer à profiter des retombées des 500 milliards d’euros de gaz, de pétrole et de charbon qui sont importés chaque année dans l’UE. Mais l’UE doit et peut retrouver le leadership qu’elle a perdu dans les négociations climatiques.

•Les banques et le secteur financier en général préfèrent que ce soient les contribuables qui payent pour leurs comportements irresponsables. Philippe Lamberts [2] narre quelles ont été les (modestes mais réels) succès des Verts pour réguler le secteur financier et quelles sont les principales urgences pour la prochaine législature.

•Les lobbies de l’agriculture industrielle entendent préserver un système qui détruit l’environnement, qui fait souffrir les agriculteurs et qui rend malade les consommateurs. Les grands partis européens et leurs relais belges portent une grosse responsabilité dans l’échec de la réforme de la Politique Agricole Commune dans un sens non-productiviste. José Bové les explique [3].

•Les États européens ont eu trop tendance à accepter que le droit à la vie privée soit méprisé et que l’accès aux données soit de plus en plus privatisé et contrôlé. Jan Philip Albrecht [4] explique ici comment les Verts ont été les meilleurs relais des mouvements sociaux pour les droits digitaux et sont parvenus à bloquer le projet ACTA.

•Dans toute l’Europe, nous sommes confrontés à une montée d’un nouveau conservatisme moral. Ulrike Lunacek [5] montre comment les Verts se battent en Europe pour les droits des LGBT.

•Moins médiatisé, l’enjeu de la biodiversité est pourtant tout aussi important que l’enjeu climatique. Isabella Lövin [6] raconte ici comment elle est parvenue à interdire la surpêche dans l’Union européenne.

Le second constat, plus global, est que tous les partis non-écologistes, défendent soit le néo-libéralisme, soit le productivisme, soit les deux à la fois (ce qu’Alain Lipietz appelle le libéral-productivisme) [7]. À gauche comme à droite, ils continuent de penser, soit que la compétition de tous avec tous, soit que la croissance de la production et de la consommation, sont intrinsèquement bonnes, ou encore qu’il faut à la fois réduire toutes les régulations et pousser la croissance à n’importe quel prix. Plus généralement, la crise a renforcé tous les conservatismes. Cela ne facilite pas les réformes que les écologistes veulent mettre en œuvre. Ce n’est pas une raison pour mettre nos priorités en berne [8] et agir de manière concertée au plan européen [9].

Le troisième constat est que la fatigue démocratique se nourrit de l’impression de l’incapacité du monde politique à sortir de ses jeux fermés et à vraiment prendre les problèmes des citoyens à bras le corps. Elle est aussi alimentée par le manque de réformes démocratiques, dans le sens de plus de participation en dehors des périodes électorales. Des pistes concrètes existent sur ce plan, comme l’ont montré Isabelle Durant et Gesine Schwan [10].

Quatrième constat, les écologistes doivent continuer à semer des « graines de long terme » dans les participations gouvernementales : les réformes structurelles sont peut-être moins « vendables », leurs effets sont plus importants à long terme.


Suite : partie 2. Avec Ecolo, la transition écologique est économique, sociale et démocratique



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