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Pétition pour l’arrêt définitif et d’urgence de Tihange 2 et Doel 3 !
 

 
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En août 2012, des milliers de fissures étaient découvertes dans la cuve des réacteurs de Tihange 2 et Doel 3. La cuve d’un réacteur n’est pas un élément secondaire d’une centrale nucléaire, elle confine la matière radioactive et est soumise à des pressions et des températures intenses. En résumé, son intégrité est fondamentale pour assurer la sécurité d’une installation nucléaire et donc des citoyens.

Malgré ces microfissures et les dangers qu’elles représentent, les autorités belges ont décidé de laisser les réacteurs de Tihange 2 et Doel 3 fonctionner. De nombreux experts avaient pourtant fait part de leurs doutes :

  • l’ancien dirigeant de l’Agence Fédérale de Sécurité Nucléaire (AFCN) Willy de Roovere avait notamment avoué alors qu’il était en fonction en août 2012 ;
  • l’autorité de Surêté nucléaire française avait affirmé sur son site que « les informations et analyses disponibles ne permettraient en tout cas pas le redémarrage des réacteurs en France. » C’est surtout le nombre de microfissures, leur densité, leur proximité donc et la possibilité qu’elles interagissent entre elles qui interpellent les Français. La commission allemande pour la sûreté nucléaire, RKS, a dit la même chose ;
  • d’après plusieurs experts, dont Ilse Tweer, spécialiste en résistance des matériaux, les fissures auraient du dû être découvertes au moment de l’installation de la cuve. Il y avait la technologique technologie nécessaire pour y parvenir. Ca n’a pas été le cas. Ces fissures ont donc évolué. Au même moment, Electrabel présentait des rapports rassurants demandant le redémarrage de ces réacteurs !

Sous pression, le Gouvernement belge a finalement accordé ce redémarrage en mai 2013 en actant un rapport de l’AFCN. En juin 2013, la Ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet justifiait sa décision en Commission : « L’analyse s’est terminée sur la base d’un rapport on ne peut plus détaillé et dans lequel aucun aspect n’a été omis – qu’il s’agisse de l’examen des échantillons, de l’échelle des tests, etc. »

Le 25 mars dernier, Electrabel devait pourtant arrêter ses réacteurs en catastrophe ! : Voici le communiqué de l’entreprise : « Par mesure de précaution, Electrabel a décidé d’anticiper les arrêts programmés des deux réacteurs dès aujourd’hui, dans l’attente de résultats complémentaires. […] Sur l’ensemble des tests réalisés, l’un d’entre eux portant sur la résistance mécanique d’un échantillon analogue à la composition de cuves concernées ne donne pas de résultats conformes aux attentes des experts »

Conclusion : les autorités belges n’ont pas respecté le principe de précaution et ont préféré défendre les intérêts financiers d’Electrabel plutôt que de garantir notre sécurité !

A Fukushima, les citoyens ont été évacués dans une zone de 40 km contaminée autour de la centrale. Dans un rayon de 30 km autour de Tihange, on ne trouve pas moins de 840.000 personnes. Du côté d’Anvers, ce chiffre s’élève à 1,5 million de citoyens. Au nom de leur sécurité, nous demandons au Gouvernement belge d’arrêter de jouer avec le feu d’arrêter les réacteurs de Tihange 2 et Doel 3.

Signez la pétition pour l’arrêt définitif et d’urgence des réacteurs de Tihange 2 et Doel 3 en cliquant ici.


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