etopia
Les archives orales comme source de mémoire
 
 
Szymon Zareba
Responsable du centre d’archives privées Etopia.
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L’exemple des témoignages de fondateurs d’associations environnementales et écologistes

L’une des particularités du centre d’archives d’Etopia est de gérer des archives relativement jeunes. La mouvance environnementale et écologiste qui nous occupe n’a guère plus de 40 ou 50 ans. Nos fonds sont composés d’archives d’associations environnementales, du parti ECOLO et d’autres partis politiques belges ou européens [1]. Cette spécificité nous permet de travailler directement avec les producteurs d’archives et de pouvoir développer une politique d’acquisition originale. Outre un travail de conscientisation et de préparation à l’archivage en amont de la production des documents, nous avons la possibilité d’éclaircir les zones d’ombres de nos archives en établissant un contact direct avec les acteurs de la mouvance, producteurs de ces archives.

A côté des documents papiers, une archive peut prendre bien d’autres formes : affiches, autocollants, enregistrements audio et vidéo d’un événement ou d’une action particulière… Les témoignages oraux rentrent dans cette catégorie, tout en étant d’une nature un peu différente.

Cet article présente un état des lieux de la collecte d’archives orales que nous avons entamé dès 2010. Ce travail est ce qu’on peut appeler un « work in progress », nous vous proposons donc un arrêt sur image. Nous allons parcourir la raison de cette collecte et voir la méthode que nous employons. Nous parcourrons ensuite quelques points de critique en mettant un accent sur la question de la mémoire, évidemment essentielle lorsqu’on parle d’archives orales. Ensuite nous évoquerons la question de la vérité, un autre point capital dans ce contexte. Pour terminer avec quelques lignes sur la valorisation de ces sources et nos perspectives futures.

Origine du projet

Grâce aux multiples recherches [2] qui sont effectuées dans nos fonds, nous remarquons que certaines questions restent en suspens. Il est évident que malgré une démarche très active de collecte d’archives, ces sources sont parcellaires. L’idée est donc venue de contacter les fondateurs des mouvements environnementaux et écologiques pour s’entretenir avec eux. L’objectif n’est pas uniquement de les interroger sur leurs parcours, leurs actions, mais bien de commenter leurs archives, de les interroger sur tel ou tel événement qui nous semble intéressant et qui n’est évoqué que partiellement dans les archives. Nous savons tous que beaucoup de documents se perdent au fil du temps : les inondations, les incendies, les déménagements successifs sont autant de facteurs de destructions d’archives. L’idée est donc bien de créer une source supplémentaire.

Avant de rentrer dans l’analyse et la critique de ces sources, intéressons-nous à la genèse de ce travail. En 2010, à l’occasion du 30ème anniversaire du parti ECOLO, un grand nombre de fondateurs du parti et d’acteurs de la société civile ont été interviewés sur l’histoire de ce parti. Un film a même été monté sur base de ces entretiens. [3] Cependant, c’est un autre événement qui a été à l’origine de la collecte qui nous occupe. En avril 2012, Jean Liénard [4] nous apporte quelques archives qu’il a retrouvées chez lui. Nous parcourons rapidement ce nouveau versement et nous tombons sur l’acte fondateur des Amis de la Terre [5] avec les signatures originales de tous les membres. Nous constatons que la sienne n’y figure pas, alors que nous étions persuadés qu’il en était l’un des fondateurs. Il nous explique alors que ce soir là, le 12 mars 1976, il y avait beaucoup de verglas, et qu’il a donc renoncé à rejoindre les autres membres. Il commente : « je ne vais tout de même pas me tuer pour ça ». [6] Cette précision qui semble anecdotique a évidemment toute son importance, tant pour la précision historique que pour la pratique archivistique elle-même. Elle montre très bien les limites des archives papiers. En complétant celles-ci avec des sources orales, il est possible d’affiner et de compléter ces sources. La plupart de nos fonds étant assez jeunes, nous avons encore la chance de pouvoir les confronter à la mémoire de ceux qui en ont été les acteurs, les auteurs et ainsi leur apporter un autre regard. Ces sources orales nous apportent des éléments de contextes, d’ambiances, de relations qui ne se retrouvent pas toujours dans les documents écrits. C’est sur cette base que nous avons entamé cette nouvelle collecte.

Questions critiques

Rapidement, toute une série de questions se sont imposées. En organisant et en menant des entretiens, nous allons d’une certaine manière « créer » de nouvelles sources. Caricaturalement, un archiviste inventorie et valorise les archives qu’un producteur lui apporte. De notre côté, nous développons une démarche beaucoup plus proactive et dynamique. En plus d’aller chercher les archives dans les caves et les greniers de telle association ou de telle personnalité, nous suscitons ici la création d’archives nouvelles. Etopia n’est évidemment pas la seule institution à travailler dans ce sens, mais cette démarche gagnerait certainement à s’étendre. Loin de l’image d’Epinal qui lui colle à la peau, l’archivistique peut parfaitement se concevoir hors de ses vieilles poussières. Cette pratique est en pleine mutation, la révolution numérique n’y est pas étrangère, mais elle n’en est pas la seule explication. La passion et l’énergie avec lesquels on exerce ce métier peut lui donner de nouvelles lettres de noblesse.

Bien qu’il soit grisant pour un archiviste de participer à la création de nouvelles sources, il faut rester modeste. C’est évidemment le témoignage qu’il faut mettre en exergue. Cependant, il est certain qu’en posant telle question ou en insistant sur un point particulier, nous orientons l’entretien. L’intervieweur n’a pas du tout un rôle passif. Le contact qu’il peut établir, l’ambiance dans laquelle se déroule la rencontre ont également toute leur importance. Une rencontre au domicile de la personne ou dans un café ne donne pas le même résultat. La façon dont le contact sera établi joue également. Tous ces petits détails qui paraissent anodins influencent le résultat final. Cette question n’est pas neuve, les sciences sociales y sont également confrontées. La comparaison entre les deux pratiques est d’ailleurs intéressante. Les entretiens que peuvent effectuer certains sociologues ne sont pas forcément si éloignés de ceux que nous pratiquons parfois ici. [7]

Une autre question est apparue : où s’arrête le travail de l’archiviste et où commence celui de l’historien ? Rapidement, nous nous sommes rendu compte que cette interrogation n’avait pas lieu d’être. Les rôles de chacun sont bien définis, mais il y a une zone grise à l’intersection de ces deux pratiques. Cette zone est capitale pour nous car elle nous permet de collaborer. Nos pratiques sont parfaitement complémentaires. Notre souci est de permettre aux chercheurs, ainsi qu’au grand public, d’avoir accès à des archives les plus complètes possible. C’est d’ailleurs souvent en discutant avec les personnes qui travaillent sur nos archives que nous identifions les zones d’ombres. Ces différentes collaborations nous ont même permis d’organiser des entretiens ensemble [8]. Evidemment, il est illusoire d’imaginer que toutes les questions trouveront des réponses, mais ces sources complètent néanmoins très bien nos fonds.

La question de la mémoire

L’un des obstacles que nous rencontrons parfois est la mémoire. Elle est la clé de voûte de la restitution des souvenirs. Elle peut évidemment faire défaut ou être partielle. Dans le cas présent, nous travaillons sur des faits ayant 40 ou 50 ans... C’est pourquoi il est essentiel de structurer les entretiens pour essayer de la raviver. A nouveau, les sciences sociales apportent ici un éclairage intéressant. Elles ont développé une grande expertise au niveau des entretiens. Dans la pléthore de techniques, nous avons opté pour des entretiens semi-directifs. Cette technique a comme avantage de passer en revue toutes les questions que l’intervieweur désire poser, tout en se donnant la possibilité de suivre le discours de l’acteur et de rebondir sur certains éléments intéressants. Elle nous garantit à la fois une souplesse discursive et un fil conducteur [9]. Cette méthode a parfaitement fait ses preuves en nous permettant de préciser un grand nombre d’informations et de donner un éclairage nouveau sur certains faits.

Outre la problématique de la mémoire, l’acteur que l’on interviewe peut, volontairement ou non, recréer l’histoire ou l’interpréter. Une bonne connaissance des faits que nous désirons aborder peut certainement faciliter l’entretien. La connaissance que nous avons acquise de ces thématiques en traitant nos fonds et les multiples collaborations que nous avons évoquées avec les chercheurs, nous ont d’ailleurs grandement aidées. De plus, nous utilisons également nos archives lors des entretiens. Nous y présentons régulièrement des archives papiers. Elles peuvent avoir plusieurs fonctions : celle de préciser les souvenirs, de trianguler la discussion ou de faciliter le contact. Il arrive même qu’une émotion particulière surgisse à la vue d’un document ayant été écrit par la personne quelques dizaines d’années auparavant et qu’elle n’avait plus vu depuis. La complémentarité des deux archives papiers et orales s’exprime alors pleinement. Evidemment, la critique d’une archive reste tout aussi importante pour l’une comme pour l’autre. Elles ont leurs limites propres, mais elles n’en restent pas moins intéressantes.

Jusqu’à présent nous avons évoqué un type d’entretien durant lequel l’acteur raconte, explique un événement passé. L’analyse se complexifie lorsque le témoin fait des allers-retours entre différentes époques. Ces propos nous donne évidemment autant d’informations sur la pensée actuelle de la personne que l’on interviewe que sur celle qui l’animait à l’époque. L’entretien devient parfois encore plus intéressant lorsque cette personne met sa propre pensée en perspective. On accède alors à la perception de sa pensée actuelle et passée. La personne se critique elle-même. Cette dimension interprétative ne se retrouve que très rarement dans les archives. Cela devient une mise en abîme lorsque cet instantané est lui-même soumis à la critique. Nous sommes ici en face d’une forme de RE-présentation de la mémoire. Des questions comme « qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ? » ou « alors que le contexte a fortement évolué, vous continuez à maintenir cette position, pourquoi ? » ouvrent l’entretien. Cette nouvelle dimension, bien que plus interprétative, nous donne de nouveaux éléments d’informations. Ceux-ci sont très précieux pour préciser l’analyse et la critique de l’entretien dans son ensemble. Ils donnent également un aperçu général de la personne que nous avons devant nous.

Un exemple

Voici un extrait d’un entretien qui met parfaitement cela en exergue. Nous y évoquons l’éviction de Paul Lannoye [10] du Rassemblement Wallon [11] en 1972. L’intervieweur commence par énoncer une hypothèse sur la raison de cette éviction, la réponse qui suit est celle du témoin.

« - J’ai pu lire dans l’Encyclopédie du Mouvement Wallon que Lannoye aurait accepté d’exercer la fonction de président du Rassemblement Wallon namurois, à la condition que tous les membres du bureau exécutif qui sont conseiller communal ou conseiller provincial démissionnent au nom du refus du cumul des mandats. Est-ce que cela vous dit quelque chose ?

- Je ne me souviens plus très bien, je fais peut être un déni, mais… moi j’étais en fonction, j’étais conseiller (…) Il y a peut être eu contre Lannoye une coalition des élus qui allaient perdre le pouvoir sur la section namuroise. C’était certainement… Maintenant que vous le dîtes,... Je pense tout haut car je dois me resituer. Je pense que… On a en tout cas cru que c’était une manœuvre de Paul Lannoye pour éliminer les vieux, les anciens qui devaient avoir les titres de conseiller communal et provincial pour prendre le pouvoir dans la régionale. (…) Si je vois ça avec le recul et l’évolution de Paul Lannoye, ce n’était certainement pas une tentative de putsch de sa part puisqu’il a maintenu ses idées sur le cumul par après. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais sur le coup c’était différent. Il faut se mettre au moment des faits, maintenant, je vois ça très sereinement avec tellement de recul ». [12]

Illustration : Jonathan Piron

Nous remarquons plusieurs aspects intéressants dans cet extrait. Outre la précision historique, le témoin évoque lui-même la possibilité du déni. Par ailleurs, il y a l’expression « maintenant que vous le dîtes » et surtout « Si je vois ça avec le recul ». L’intervieweur commence par évoquer quelques éléments d’informations pour aider le témoin à se rappeler de l’événement. Dans quelle mesure cela influence la réponse du témoin ? C’est difficile à dire, mais ce genre d’interactions est évidemment très intéressant. Il y est remarquable que le déni soit évoqué. Ce mécanisme qui bloque le souvenir ou qui en change la perception, alors que notre souci est justement de les faire émerger, tout en les influençant le moins possible.

Dans cet exemple, cette personne critique elle-même ses propres propos. D’une part, elle éclaircit certaines zones d’ombres, de l’autre, l’analyse qu’elle en fait a posteriori nous donne d’autres éléments intéressants sur la perception qu’elle avait et qu’elle a aujourd’hui de cet événement.

Le statut de la vérité

L’analyse ne serait pas complète sans aborder la question de la vérité. L’explication que cette personne nous donne est-elle la bonne ? Dit-elle la vérité ? Comme nous l’indiquions, la préparation de ces entretiens est capitale pour essayer de rendre ces sources probantes. Les recoupements, les précisions y participent grandement. Malgré cela, cette nouvelle archive reste une source comme une autre qui doit être critiquée. Est-ce que l’explication que cette personne nous donne est vraie ? En tout cas, elle est plausible et même si elle était fausse, cela ne la rendrait pas moins intéressante. Qu’est ce qui pousse cette personne à donner cette réponse ? La critique des faits énoncés est essentielle, mais la critique du discours l’est tout autant. La personne que l’on interviewe reste responsable de ses paroles. Nous pouvons essayer d’approfondir telle ou telle question, mais c’est finalement elle qui décide de ce qu’elle veut (ou peut) nous dire.

Nous sommes donc bien au centre d’une articulation passionnante entre l’histoire, la mémoire, le souvenir et l’oubli. Ces quatre éléments qui s’interpénètrent constamment, nous obligent à mobiliser les différentes questions herméneutiques que nous venons de parcourir. Les entretiens que nous avons effectués ont été si riches qu’ils nous ont poussés à prendre un peu de hauteur par rapport à notre pratique et à y réfléchir. D’autant plus que cette collecte est loin d’être finie, la liste des personnes à interviewer est encore longue.

Valorisation

Pour terminer, quelques mots sur la valorisation de ces sources. Il est toujours triste de voir des archives dormir profondément dans un dépôt sans jamais être exploitées. Outre une consultation classique dans le centre d’archives par les chercheurs, nous avons la volonté de mettre ces entretiens à la disposition du grand public. Ils seront donc accessibles sur le site d’Etopia. Le site étant en creative commons [13], cela facilitera certainement leur diffusion. Avant cela, nous signons évidemment une convention entre la personne interviewée et le centre d’archives. Elle permet aux deux parties de baliser les droits de diffusion et garantit le respect de la vie privée. En général, un « nettoyage » technique est également nécessaire.

La Plateforme mémoire orale offre une autre possibilité de valorisation. Cette excellente initiative de la Fédération Wallonie Bruxelles a été mise en place en 2007. Elle a pour objectif de « faciliter l’accès à ces sources, de permettre le téléchargement d’articles scientifiques, de donner des conseils pour les conserver et de les numériser. L’idée est encore de rassembler les différents centres d’archives pour les aider dans leur nouvelle collecte »  [14]. Nous ne manquerons pas d’y placer nos sources lorsque le travail de mise en forme et de description aura été réalisé.

En guise de conclusion

Comme nous l’avons évoqué, nous considérons notre travail comme une saine collaboration avec toutes personnes intéressées par nos archives. Dans le cas présent, nous y associons tant les chercheurs que les acteurs ou les témoins que nous interviewons. Ces différentes contributions vont évidemment continuer à alimenter notre réflexion. D’ailleurs, une des pistes qui se dégage est celle d’élargir le spectre de ces entretiens. Pourquoi toujours interviewer des personnes d’un certain âge ? Il serait certainement tout aussi intéressant de le faire avec des personnes plus jeunes. L’âge n’est certainement pas une condition suffisante pour acquérir une certaine sagesse…

Cette dernière collecte a démarré sur une opportunité, celle de pouvoir compléter nos archives papiers par des éclaircissements oraux des producteurs de ces archives. Aujourd’hui, nous pouvons très bien imaginer d’organiser des entretiens « évolutifs ». Par exemple, établir des critères, choisir une personne en fonction et l’interviewer tous les 5 ou 10 ans. Toutes ces idées devront évidemment être critiquées, affinées et développées, mais ces champs d’investigations sont passionnants.

JPEG - 1.3 Mo

Voici un exemple de rencontre organisée dans le cadre de la collecte d’archives orales par le centre d’archives d’Etopia. Le 30 mai 2013, une discussion a eu lieu entre des fondateurs d’Inter-Environnement Mark Dubrulle (à g.), Michel Didisheim (à dr.) et l’un des anciens présidents d’Inter-Environnement Wallonie Gérard Jadoul (au centre) - © coll. Etopia.

[1Citons par exemple des associations comme Inter-Environnement Wallonie, les Amis de la Terre, L’institut éco-conseil…Au niveau des partis, il y a des mouvements éphémères comme Combat pour l’écologie et l’autogestion, Wallonie Ecologie… ou au niveau européen
le Parti Vert Européen.

[2Etopia accueille régulièrement des chercheurs en histoire ou en science politique qui viennent consulter nos fonds dans le cadre d’une thèse ou d’un mémoire.

[3« Mémoire pour le futur ECOLO, 30 ans d’évolution », réalisé par Philippe Brewaeys, production : Zebra images, 2010, 28 min. D’autres collectes ont également eu lieu, citons par exemple : « L’âge de Pierre, montage audio-visuel réalisé à l’occasion du 25ième anniversaire d ECOLO », réalisé par MEERHAEGHE Isabelle et MEUNIER Thierry, production : Ecolo, 2005, 18 min.

[4Né en 1932, il a été l’un des pionniers de la lutte anti-nucléaire, il a également été membre fondateur des Amis de la Terre-Belgique et de la section locale d’ECOLO-Mons.

[5Les Amis de la Terre sont une association écologiste crée en Belgique en 1976. Elle joua un rôle essentiel à cette époque tant en France qu’en Belgique en structurant la mouvance.

[6Archives sonores : Entretien avec Jean Liénard, intervieweur Adrien Moens, 18 avril 2012, Namur, 58 min. Consultable au centre d’archives d’Etopia.

[7Sur les entretiens effectués en sociologie : Quivy R., Van Campenhoudt L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod, Paris, 1998, 284 p.

[8Archives sonores : Entretien avec Jean Liénard, intervieweur Alexis Vrignon, 18 avril 2012, Namur, 20 min. Consultable au centre d’archives d’Etopia.

[9Kaufmann J-Cl., L’entretien compréhensif, Colin, Paris, 2011, 126 p.

[10Paul Lannoye est né en 1939, il a entre autre été membre fondateur de partis comme Démocratie Nouvelle, Wallonie-Ecologie ou ECOLO.

[11Le Rassemblement Wallon est un parti essentiellement fédéraliste créé en 1968.

[12Archives sonores : Entretien avec Ghislain Delwiche, intervieweur Benoit Lechat et Szymon Zareba, 09 avril 2013, Namur, 1h57min. Consultable au centre d’archives d’Etopia.

[13Le creative commons, est une solution alternative et légale permettant de libérer une production des droits de propriétés intellectuelles standards. Pour plus d’information : http://creativecommons.org.


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