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5 mythes nucléaires sur la nécessité de prolonger Tihange 1
 
 
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1. Mythe 1 : la prolongation du nucléaire garantit des prix plus bas

La prolongation de Tihange 1 de 10 ans n’assure en aucun cas aux citoyens et aux entreprises belges de payer moins cher leur électricité.

Dans le contexte de libéralisation actuel au niveau européen, les prix de marché de gros (wholesale) suivent des valeurs fixées par les coûts de production variables de la centrale de production marginale. Or, les centrales nucléaires sont techniquement incapables d’assurer la production de pointe, ou production marginale, et assurent donc la production de base. La production de pointe, ou marginale, est principalement assurée par des centrales au gaz. C’est donc sur base de la production d’électricité avec le gaz qu’est fixé le prix de gros, pas sur base des coûts du nucléaire.

Par ailleurs, le prix d’achat de l’électricité n’est qu’une des composantes du prix final de l’électricité. Il faut y ajouter le prix du transport, de la distribution et des taxes et redevances.

Le mécanisme de mise aux enchères promis sur une partie de la production nucléaire n’existe pour le moment que dans l’esprit du Secrétaire d’Etat à l’Energie. Va-t-il vraiment faire baisser les prix des particuliers et/ou des entreprises ? On peut en douter : soit cette production est rachetée par de grosses entreprises et les citoyens n’y gagneront rien, soit cette production – vendue aux enchères – est rachetée par des fournisseurs et rien ne dit qu’ils baisseront leur prix. Le fournisseur nucléaire – Electrabel – est d’ailleurs un des plus chers, tandis que les fournisseurs verts sont souvent les plus compétitifs [1].

2. Mythe 2 : la prolongation de Tihange 1 assure la sécurité d’approvisionnement

Par ailleurs, la mise en place de mécanismes de soutien aux unités flexibles coûtera de l’argent – sauf à utiliser la rente nucléaire mais le Gouvernement s’obstine à ne pas la percevoir à son juste montant (pour rappel, il est question de percevoir 550M sur 1200M (proposition CREG, reprise par Ecolo)). Le Secrétaire d’Etat est incapable de préciser le montant du soutien aux mécanismes de soutien.

Le citoyen paiera donc deux fois : pour prolonger Tihange 1 (Electrabel parle de 500 M €) et pour soutenir les centrales au gaz qui gagneraient en rentabilité à la fermeture complète des trois anciennes centrales nucléaires.

La prolongation de Tihange 1 de 10 ans n’assure que marginalement la sécurité d’approvisionnement en Belgique. Il est vrai que les études de la CREG, d’ELIA et du SPF Energie indiquent qu’en cas de circonstances défavorables (forte augmentation de la demande, fermeture d’unités, capacité d’importations réduites), il existe un risque de blackout en Belgique entre 2014 et 2017, avant que de nouvelles unités n’arrivent en production (essentiellement des unités au gaz, de type turbine gaz-vapeur, très performantes) [2]. Ce n’est cependant pas une fatalité. Parmi les solutions : maîtriser la demande et mettre des unités de production en réserve plutôt que les fermer.

Toutefois, la sécurité d’approvisionnement, c’est aussi prévoir les risques de surcapacité. La prolongation de Tihange 1 entraîne une multiplication des périodes de surproduction après 2017, lorsque l’essentiel des parcs éolien offshore seront en production. Les interconnexions seront sollicitées pour exporter cette surproduction à bas prix. Par ailleurs, cela diminue la rentabilité des unités flexibles pourtant nécessaires au développement des unités renouvelables.

Aujourd’hui l’électricité renouvelable représente 6% de la production et les problèmes de surcapacité sont déjà rencontrés. En 2020, les renouvelables représenteront 20,9% de la production d’électricité. Un conflit aura donc lieu entre renouvelables et nucléaire. La solution passe par le développement de capacités de production flexibles. Or, le plan contient seulement des pistes pour résoudre le problème du manque de capacité flexibles et de leur rentabilité.

De plus, avec le nucléaire, le risque de black-out est très élevé car si un réacteur tel qiue Tihange 1 « disjoncte », ce sont 1000 MW qui sautent d’un coup. Dépendre d’une poignée de réacteurs pour 50% de

notre électricité, c’est donc mettre la sécurité d’approvisionnement en péril !

Enfin, la prolongation de Tihange entraîne une fermeture de 5 unités de près de 1000 MW en 4 ans, soit entre 2022 (Doel 3) et 2025 (Doel 4, Tihange 3 mais aussi Tihange 1). Quand on voit la mauvaise volonté affichée par les Gouvernements successifs pour fermer les plus anciennes centrales, gageons que la suite sera déjà difficile, sans même compter la prolongation de Tihange 1.

3. Mythe 3 : il faut prolonger de 10 ans pour assurer la sécurité des citoyens

La prolongation de Tihange 1 de 10 ans fait courir un risque supplémentaire inconsidéré aux citoyens belges. Nos centrales nucléaires ont été conçues pour fonctionner 30 ans (cf. fiche 1). La loi de sortie du nucléaire leur a donné 10 ans de « rabiot ». Au niveau mondial, une bonne centaine de réacteurs ont déjà été arrêtés et l’âge moyen de ceux-ci au moment de leur fermeture était d’un peu plus de 20 ans. On ne dispose donc à l’heure actuelle que d’une expérience très réduite en matière d’exploitation de réacteurs commerciaux de grande puissance dont la durée de fonctionnement avoisine ou dépasse les quatre décennies.

Personne ne peut dire qu’on pourrait faire tourner nos centrales pendant 50 ou 60 ans. Ce qui est sûr, c’est que le risque d’accident augmente fortement et que, quelle que soit leur durée de fonctionnement, les centrales nucléaires devront fermer tôt ou tard...

Or, avec des centrales vieillissantes, la fréquence des incidents, pannes, entretiens etc. augmente. Sans parler des pannes génériques comme celle de 2007 en France, qui a provoqué le doublement du prix de l’électricité pendant plusieurs mois.

Par ailleurs, les investissements de remise à niveau pour prolonger la durée de vie de la centrale de Tihange 1 s’étaleront sur 7 ans (rapport remis par Electrabel à l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire), ce qui implique qu’ils ne seront tous accomplis qu’en 2019 ! Soit 4 ans après la fin prévue de fonctionnement de la centrale. 4 ans pendant lesquels la sécurité des citoyens sera encore davantage mise à l’épreuve.

Ces investissements s’ajoutent aux nécessaires investissements de sécurité identifiés via la procédure des stress tests qui eux devraient être effectués de suite sous peine de fermeture de la centrale.

Enfin, la prolongation de Tihange 1 ne permettra pas à la Belgique de respecter plus facilement ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES dont CO2). Au contraire, en repoussant à nouveau les décisions courageuses de transition énergétique, elle rendra la nécessaire baisse des émissions plus difficile à tenir après 2025. Les efforts structurels faits aujourd’hui ne devront plus être faits ensuite !

Sans nucléaire, c’est possible ! Ces deux dernières années, plusieurs études sur l’avenir énergétique européen à l’horizon 2050 ont été publiées :

  • le scénario de l’Institut de l’Environnement de Stockholm (SEI) et des Amis de la Terre [3] Europe propose un scénario qui réduit les émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2020 et de 90% en 2050. Ambitieux en matière d’efficacité énergétique, le scénario prévoit de sortir du charbon dès 2035 et du nucléaire dans la foulée. La quasi totalité de l’électricité est d’origine renouvelable ;
  • PriceWaterHouseCoopers propose un scénario électricité 100% renouvelables [4] en incluant l’Afrique du Nord ;
  • L’association de protection de l’environnement Greenpeace a, avec EREC [5], publié deux scénarios élaboré par le Centre allemand d’Aérospatiale (DLR) [6]. Ces scénarios prévoient une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95% d’ici 2050, une sortie du nucléaire et du charbon d’ici 2030 et 97% de la production d’électricité d’origine renouvelable ;
  • EREC propose un scénario 100% renouvelable [7], industriellement ambitieux et créateur de nombreux emplois ;
  • Le Groupe des Verts au Parlement européen a publié début 2011 un scénario réalisé par l’Öko-Institut et démontrant qu’il est possible, à l’échelle de l’Europe, de réduire les émissions de CO2 de 30% d’ici 2020 et 95% d’ici 2050 tout en fermant tous les réacteurs nucléaires au bout de 40 années de fonctionnement [8]. Avec ce scénario, nous réduirions également notre dépendance par rapport aux combustibles importés (le pétrole, le gaz, le charbon et l’uranium), qui menace la sécurité énergétique de l’UE. Jean-François Fauconnier2012-07-12T14:56:00Pas indispensable dans le cadre de ce document, me semble-t-il…

Mythe 4 : il faut modifier la loi de sortie du nucléaire pour la renforcer

En 2003, concrétisant l’accord gouvernemental de juillet 1999, la « loi sur la sortie progressive de l’énergie nucléaire à des fins de production industrielle d’électricité  » était votée. La loi mentionne que : « les centrales nucléaires destinées à la production industrielle d’électricité à partir de la fission de combustibles nucléaires sont désactivées quarante ans après la date de leur mise en service industrielle et ne peuvent plus produire d’électricité dès cet instant. » Dans la logique de cette décision, il a été décidé qu’aucune nouvelle centrale ne pourrait être construite ou mise en service.

Pour éviter que les prochaines coalitions gouvernementales et les principaux producteurs d’électricité ne mènent une politique évitant sciemment de se préparer à la sortie du nucléaire, de sorte qu’au moment prévu de mise à l’arrêt des premiers réacteurs on se trouve devant un « fait accompli », la loi mentionne de manière explicite que la fermeture des centrales ne peut être reportée qu’en cas :

  • d’événements externes imprévus n’ayant pas été provoqués par les exploitants des centrales nucléaires, comme une guerre, ou une crise internationale ;
  • de problèmes d’approvisionnement imputables à certaines situations à l’étranger.

Le projet de loi a été longuement étudié au Parlement et y a fait l’objet de nombreuses discussions. Contrairement à ce qui s’est passé lors de l’introduction du nucléaire dans notre pays (lors de laquelle aucun débat de société n’a eu lieu), la sortie du nucléaire a donc fait l’objet de débats parlementaires tenant compte des considérations scientifiques. Rien qu’à la Chambre, par exemple, neuf réunions ont été consacrées à ce sujet, et le rapport final des débats fait 229 pages.

La majorité arc-en-ciel s’est accordée sur la fixation d’une durée de vie des réacteurs à 40 ans. Ce laps de temps devait laisser une marge de temps suffisante pour réduire la consommation d’énergie et augmenter la production d’énergies propres et renouvelables. L’option prise par le Gouvernement était aussi de donner un signal clair au secteur de l’électricité en vue de réaliser les investissements à moyen et long termes.

Donc, la suppression de l’article 9 de la loi, comme le propose M. Wathelet, ne rend pas la loi plus sûre. Rappelons qu’une majorité simple suffit à la modifier. C’est d’ailleurs ce que fera la Gouvernement : il supprimera d’abord l’article 9 et ensuite, il modifiera la loi de 2003.

5. Mythe 5 : c’est la première fois qu’il y a un plan de sortie du nucléaire

La prolongation de Tihange 1 de 10 ans occulte la nécessaire mise au point d’un plan de transition électrique en Belgique. Un plan qui permette à la Belgique de sortir du nucléaire, de développer les énergies renouvelables, d’économiser l’énergie (dont l’électricité) via une gestion de la demande et une utilisation efficace et rationnelle de l’énergie.

Aujourd’hui, seule la Région wallonne s’est dotée d’un plan ambitieux de développement des énergies renouvelablesJean-François Fauconnier2012-07-12T14:58:00La Flandre vient de se doter de nouveaux quotas, certes moins ambitieux.

. La Région bruxelloise – au potentiel bien plus limitée – table sur l’efficacité énergétique et a adopté le standard passif pour ses nouvelles constructions pour 2017. Tout à fait possible, le succès de l’initiative bâtiments exemplaires en témoigne.

Plusieurs études démontrent qu’il est possible de réduire les consommations (et donc les émissions de CO2) en Belgique :

  • une étude du Fraunhofer Institut réalisée à la demande d’un précédent gouvernement fédéral [9] présente un scénario dit de « benchmarking », qui suppose de simplement « copier » des mesures mises en place dans les pays voisins et prévoit une baisse de la consommation d’énergie de 5% entre 2001 et 2020. Un scénario plus volontariste, dit « potentiel économique », prévoit, en mettant en œuvre toutes les mesures économiquement rentables, un baisse de 12% de la consommation sur la même période ;
  • dans le secteur de l’électricité, le bureau d’études E-ster [10] évalue le potentiel d’économies d’électricité à court terme (moins de 2 ans) en Belgique à 9.510 GWh. Ce potentiel correspond à la consommation d’électricité d’environ 2,3 millions de ménages. A moyen terme (10 ans), ce sont 14.260 GWh supplémentaires qui pourraient être économisés, soit un total de 23.770 GWh. Ce potentiel à moyen terme est supérieur à l’équivalent de la production totale de l’ensemble de nos sept centrales à charbon et des trois réacteurs dont la fermeture est prévue pour 2015 par la loi de sortie du nucléaire (Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 – au total environ 14.000 GWh) ;
  • une étude de McKinsey parue en 2009 [11] indique un potentiel d’économie énergétique à hauteur de 28% de la demande énergétique finale dans le scénario de référence. Le potentiel d’amélioration le plus important se trouve dans les bâtiments, l’industrie et le transport routier. La réalisation de ce potentiel d’amélioration permettrait à la Belgique de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre au niveau de 2005 et de les réduire de 23 pour cent en 2030 par rapport au scénario de référence. Les améliorations permettraient à la Belgique d’économiser €5,2 milliards sur sa facture énergétique annuelle d’ici 2030 ; de réduire son exposition aux fluctuations des prix des matières premières et aux risques géopolitiques ; et de favoriser la création d’emplois.
  • Une étude menée par Climact en 2012 [12] estime qu’il est possible de stabiliser et diminuer la consommation à l’horizon 2015 vers 82 TWh (soit un peu moins de son niveau actuel) et de la diminuer jusqu’à 81 TWh d’ici à 2030 en ce compris des transfert d’utilisation des énergies fossiles vers l’électricité (pompes à chaleur, mobilité électrique).

Enfin, la transition qui pourrait s’opérer au bénéfice de l’emploi. Le tableau suivant – qui compile différentes études [13] – montre que la sortie du nucléaire a un impact plus que positif :

Impacts sur l’emploi
Fermeture (emplois statutaires) - 350 à -600
Fermeture (sous-traitants) -350 à -600
Démantèlement +300 à 600
Capacités de remplacement - construction +300 (min)
Capacités de remplacement – exploitation (emplois directs) +120 à 320Jean-François Fauconnier2012-07-12T15:00:00Par unité ? Par X MW ?
Renouvelable (Wallonie) +15000 à +17 000Jean-François Fauconnier2012-07-12T15:01:00Quelles filières ? A quel horizon ?

Conclusion : les propositions d’Ecolo

Pour ECOLO, le nucléaire est une énergie du passé. L’avenir passe par les renouvelables et l’efficacité énergétique.

Dès lors, un véritable plan de sortie du nucléaire inclut :

  • une gestion de la demande
  • un plan et un engagement ferme pour soutenir les investisseurs dans les renouvelables et les unités flexibles
  • Une vision européenne du problème pour minimiser les dépenses.

La Belgique a (avait) l’opportunité de prendre le sillon de l’Allemagne, 2ème économie exportatrice au monde, qui a décidé de fermer l’ensemble de son parc nucléaire tout en se dotant d’objectifs trois fois plus ambitieux que la Belgique en matière de réduction de CO2 d’ici 2020 (moins 40%). Cette stratégie est déjà gagnante puisque l’Allemagne compte aujourd’hui plus d’emplois dans les secteurs verts que dans le secteur automobile. Hélas, la Belgique a une nouvelle fois laissé passer sa chance en renonçant à mener une politique énergétique tournée vers l’avenir.

Le signal envoyé aux investisseurs alternatifs au nucléaire, dont les projets en attente sont estimés à trois milliards par la fédération de l’industrie technologique Agoria elle-même, reste ainsi totalement flou puisque la part du marché énergétique nouvellement ouvert aux alternatives et aux renouvelables restera minime.

Nous attendons enfin qu’à côté de la mauvaise décision prise par le gouvernement fédéral, une politique volontariste puisse être menée pour diminuer la consommation d’énergie dans notre pays. C’est impératif si l’on veut réellement soutenir la création d’emploi dans les secteurs concernés tout en faisant baisser la facture des citoyens.

[2Amercoeur 2 (420 MW en 2016), Eni Champs Manage (450 MW en 2016), Beringen 1 (900 MW en 2016), Beringen 2 (900 MW en 2016), Dils (920 MW en 2017), Navagne (920 MW en 2016) et Nest (920 MW en 2016).

[5Conseil européen des énergies renouvelables.

[9Gestion de la demande d’énergie dans le cadre des efforts à accomplir par la Belgique pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, Fraunhofer Institute for systems and innovation research, 31 mai 2003.

[10’Potential of short-term energy efficiency and energy saving measures in Belgium’, E-ster, mai 2005. Le rapport est disponible sur http://www.greenpeace.be.

[1310e bilan EurObserv’ER « État des Énergies Renouvelables en Europe » (édition 2010), « Renewable Energy in Belgium » étude menée par Datamonitor ;Cap Gemini pour le compte du Gouvernement wallon ; PWC pour le compte du Forum nucléaire.


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