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2012 - Biens communs : comment (co)gérer ce qui est à tous ?

En mars 2012, Etopia organise la 8e édition des Rencontres des Nouveaux Mondes (RdNM). Week-end de formations et de débats réservés aux jeunes de 18 à 35 ans, les RdNM se tiendront cette année à Bruxelles les 9, 10 et 11 mars 2012 et le samedi 24 mars 2012.

Le fil conducteur de cette édition sera "Biens communs comment (co)gérer ce qui est à tous ?".

Se projeter demain et essayer d’imaginer la société que nous construirons ensemble, c’est une des ambitions des Rencontres des Nouveaux Mondes.

Après avoir pris des points de départs comme le pic du pétrole (RdNM 2006), le Slow Food (RdNM 2007), les engagements sociaux et la convivialité (2008 et 2009), le monde actif (en 2010 avec le thème "Gagner sa vie à la changer") et la propsérité sans croissance (RdNM 2011), nous vous proposons cette année de nous plonger dans les biens communs par cette question : "Comment (co)gérer ce qui est à tous ?".

Vous savez, les biens communs : ce qui n’appartient à personne - ou plutôt à tout le monde - et qui est indispensable pour bien vivre...
Mais appartiennent encore-t-ils vraiment à tout le monde ? Les semences, les cours d’eau, les lieux publics, les séquences d’ADN, le savoir, etc !
Pour les protéger et les rendre accessible à tous, l’Etat et le marché ne sont pas suffisants : il faut que s’y impliquent aussi des collectifs d’usagers, des associations et des citoyens !

Si vous avez envie de vous réapproprier la gestion de ces biens communs, rejoignez-nous

La conférence du vendredi 9 à 20h00 : David Bollier sur "Les biens communs comme modèle pour notre futur"
Le week-end : Des ateliers et un forum ouvert aménagé ...
Inscriptions et renseignements : vous inscrire ou demander des infos, c’est par ici
En savoir plus sur les RdNM : Philosophie, origines, objectifs...

Les Rencontres des Nouveaux Mondes (RdNM) sont organisées en Belgique par Etopia depuis 2005. ces rencontres s’inspirent de l’Ecole d’Eté de l’Institut du Nouveau Monde (INM, Montréal). Chaque année, des centaines de jeunes québécois de 18 à 35 ans s’y réunissent avec l’ambition commune de s’impliquer de manière citoyenne dans la société (http://inm.qc.ca).

Informations + 32 81 242 302 (Pascale Ambühl) – mailto:info@etopia.be
Dates du 9 (soirée) au 11 mars 2012
Lieu Athénée Léon Lepage

rue des Riches-Claires, 30

1000 Bruxelles
Logement possible Auberge de jeunesse
Prix du week-end 20 € (ou 40 € avec les deux nuits en auberge de jeunesse)
Inscriptions remplir le formulaire
avec la participation d’ecolo j.
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Pour leur 8ème édition, les Rencontres des Nouveaux Mondes débuteront le vendredi 9 mars par une grande conférence de David Bollier sur le thème "Les biens communs comme modèle pour notre futur" (conférence ouverte à toutes et tous - Entrée gratuite). Cette conférence sera animée par Philippe Lamberts, député membre du Groupe des Verts au Parlement européen.

Le samedi matin sera consacré à la pose de balises au travers d’ateliers. Chaque participant aura l’occasion, en fonction des horaires, de participer à 2 ateliers. La liste des ateliers est consultable en bas de cette page.

Le samedi après-midi et la journée du dimanche seront consacrés à l’exploration de thèmes choisis par les participants eux-mêmes !

Après ce week-end, un rendez-vous est d’ores et déjà fixé le samedi 24 mars pour une mise en mouvement des idées et projets qui émergeront de notre week-end !

Impatient de vous plonger dans cette dynamique ? N’hésitez plus à vous inscrire...

Horaire du week-end

vendredi 9 19h30 : Conférence de David Bollier Palais des Académies - Bruxelles
samedi 10 8h à 9h Petit déj. Athénée Léon Lepage - Bxl
9h à 9h30 introduction au week-end Athénée Léon Lepage - Bxl
9h30 à 10h30 Ateliers (rotation 1) Athénée Léon Lepage - Bxl
10h30 à 10h45 Pause café Athénée Léon Lepage - Bxl
10h45 à 11h45 Ateliers (rotation 2) Athénée Léon Lepage - Bxl
11h45 à 12h30 Plénière de création du programme Athénée Léon Lepage - Bxl
12h30 à 14h00 Repas Athénée Léon Lepage - Bxl
14h00 à 15h15 Séances de discussion - première série Athénée Léon Lepage - Bxl
15h15 à 16h30 Séances de discussion - deuxième série Athénée Léon Lepage - Bxl
16h30 à 17h45 Séances de discussion - troisième série Athénée Léon Lepage - Bxl
17h45 à 18h15 Temps pour la finalisation des rapports Athénée Léon Lepage - Bxl
18h15 à 19h00 Plénière : cercle de parole Athénée Léon Lepage - Bxl
19h00 à 20h30 Apéro et repas Athénée Léon Lepage - Bxl
20h30 à ... Soirée bruxelloise... ...
dimanche 11 9h00 à 10h00 Petit déj. Athénée Léon Lepage - Bxl
10h00 à 10h30 Plènière : Nouvelles du matin Athénée Léon Lepage - Bxl
10h30 à 12h00 Lecture des rapports Athénée Léon Lepage - Bxl
12h00 à 12h30 Identification des thèmes porteurs Athénée Léon Lepage - Bxl
12h30 à 13h30 repas Athénée Léon Lepage - Bxl
13h30 à 15h00 Travail sur les thèmes porteurs Athénée Léon Lepage - Bxl
15h15 à 16h00 Plénière - Présentation des synthèses Athénée Léon Lepage - Bxl
16h00 à 16h30 Evaluation et cercle de clôtures Athénée Léon Lepage - Bxl

samedi 24 mars 9h00 à 14h00 Mise en mouvement de notre espace projets... Kegeljan

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Les ateliers du samedi matin

Partager la culture et la connaissance : les biens communs digitaux

La connaissance ne vaut que si elle est partagée par tous. Mais alors, pourquoi et pour qui la verrouille-t-on ?

Atelier 1. Pour un accès aux réseaux numériques et aux logiciels libres
La révolution numérique a démultiplié la connaissance potentiellement accessible en même temps que les inégalités d’accès effectif à cette connaissance. Comment résorber ces inégalités et empêcher quelques acteurs dominants de verrouiller les portes du savoir et de le configurer à leur image ?

Atelier 2. Creative communs, Wikipedia, etc : pour un partage de la création, de la culture, de la production intellectuelle et de la recherche
En matière de connaissances, l’appropriation croissante de la création, de l’innovation et du vivant lui-même finissent par se retourner contre l’innovation et la créativité elles-mêmes. Pire encore, elle la met au service des marchés plutôt que des besoins de survie les plus basiques d’une majorité des habitants de la planète.

> avec Maxime Lambrechts, chercheur UCL

La nature pour tous, et par tous : les biens communs d’infrastructure écologique

Qui est le mieux placé pour s’occuper de ce qui appartient à tout le monde ? Ne faut-il pas en collectiviser l’usage et la responsabilité ?

Atelier 3. La gestion démocratique de l’eau, les servitudes publiques sur les biens privés (ruisseaux, sentiers), le maillage écologique du territoire rural et urbain
Les cours d’eau n’ont cure des frontières d’États ou de propriété. Ils leur ont préexisté. Ils leur succéderont. Mais comment inventer une gestion de ce bien transversal et transfrontalier qui en assure la qualité, la pérennité et la disponibilité pour tous ?

> avec Dominique Nalpas, Etats généraux de l’eau à Bruxelles

Atelier 4. La gestion de ressources naturelles, de la qualité du sol et des eaux souterraines, de l’air, du climat et des zones de pêche
Quand ils sont dans la mer, à qui appartiennent les poissons ? Et l’air que nous respirons, s’il est à tout le monde, n’est-il vraiment à personne ? Existe-t-il pour assurer l’équité d’accès et la pérennité de ces ressources, des modes de gestion qui ne se résument pas à l’État ou au marché ?

> avec Thérèse Snoy, députée Ecolo

Construire un autre système : les biens communs produits collectivement

Entre le chacun pour soi, le tout à tout le monde et le rien à personne, des manières collectives d’habiter, de bouger et ... de pousser s’inventent tous les jours au profit d’objectifs sociaux et environnementaux.

Atelier 5. Le logement autrement : Community Land Trust et habitats groupés ; la mobilité partagée : voitures et vélos partagés, ateliers de réparation communautaire de vélo, etc.
Ma voiture, c’est ma liberté. Vraiment ? Répliquée à l’infini, cette maxime triomphaliste a mené à l’immobilisme et aux bouchons. Comment peut-on conserver la liberté sans posséder individuellement sa voiture ? Comment peut-on posséder son logement sans le sol qui est dessous ? Comment peut-on rendre accessibles l’ancrage et le déplacement, le logement et la mobilité en sortant du carcan de la propriété ?

> avec Thomas Dawance, militant du Community Land Trust, des occupations précaires et des ateliers de réparation communautaire

Atelier 6. Agriculture urbaine ou paysanne, potagers collectifs, achat de terres agricoles en commun ; la cogestion des forêts et des espaces publics
Qui s’occupera le mieux des parcs naturels ? Les fonctionnaires ? Les traders ? Ou les communautés locales ? Une alliance est-elle possible entre différents intérêts pour préserver ces biens communs ? Sont-elles en train d’être réinventées à petite échelle par les nouveaux jardiniers urbains ? Comment se mettre ensemble pour acheter des terres qui puissent servir la transition écologique ?

> avec Jérôme Rassart (Credal et Terres en vue)

Se réapproprier la finance et l’économie : les biens communs économiques

La finance et la production économique, c’est bien trop sérieux pour les confier à d’autres motivations que l’appât du gain. On le voit tous les jours.

Atelier 7. L’émission monétaire alternative et les échanges hors marché
Aussi vrai qu’un euro vaut un euro, une heure de mon temps vaut une heure du tien. De nouvelles bases peuvent donc fonder les échanges de biens et de services : pourquoi se contenter de la monnaie officielle ? Pourquoi d’ailleurs se contenter de la monnaie ? Et d’ailleurs, pourquoi se contenter d’échanger des biens et des services ?

> avec Fabian Dortu, secrétaire du FINANC’éthique Mons, groupe local montois du Réseau Financement Alternatif

Atelier 8. Le renouveau des coopératives et la finance éthique
Même avec du "vrai argent" émis dans le plus grand sérieux et - comme on le voit tous les jours - la plus grande pertinence par la Banque centrale européenne, peuvent fleurir des projets économiquement viables, et qui n’ont pourtant pas l’enrichissement monétaire comme horizon. Ou comment mettre l’activité économique au service de la société, de l’environnement et des projets sans perdre trop d’argent au passage. Et en impliquant les citoyens et les travailleurs dans les décisions économiques.

> avec Luca Ciccia, politologue, auteur de « Coopératives : un modèle tout terrien »

Patrimoine génétique : partager sans posséder

C’est bien connu, aucune espèce vivante n’arrive à la cheville de l’être humain. Il est tellement malin d’ailleurs qu’il a décidé de se passer d’une moitié des espèces de la planète et de mettre un pricetag et un tampon de propriété sur l’autre.

Atelier 9. Réintroduire la biodiversité ancienne dans l’agriculture par l’échange de semences ; partager le savoir et l’inventivité de la nature au service de la durabilité de nos projets via le biomimétisme
Une des leçons de l’évolution en matière de résilience, c’est que les systèmes diversifiés résistent mieux aux chocs que les systèmes homogènes ? Mais alors, pourquoi me vend-on partout la même courgette ? Pourquoi produit-on partout les mêmes pommes ? C’est sans doute qu’on ne s’attend à aucun choc.

> avec José Veys et Anne Bortels, Les jardins de Pomonne

Atelier 10. Le combat contre la privatisation du vivant (OGM, brevetage)
On n’arrête pas le progrès. Surtout quand il sert les intérêts déjà bien servis de quelques entreprises agrochimiques qui séquencent le génome pour le bien de leurs actionnaires et de l’humanité - dans cet ordre de priorité. Face à ce brevetage du vivant, à la privatisation du commun par le biais de sa transformation en laboratoire, quelles mobilisations sont possibles ? Et tant qu’à faire, efficaces ?

> avec Philippe Baret, prof de génétique à l’UCL

Quelles méthodes pour se réapproprier les biens communs ?

Pour s’investir dans toutes ses formes de productions collectives, il faut du temps. Du temps social, libéré. Des capacités pour s’auto-organiser, faire émerger le sens du bien commun et travailler avec l’ensemble de l’écosystème institutionnel.

Atelier 11. Mener une vraie politique des temps sociaux
Le temps, c’est peut-être de l’argent, mais c’est beaucoup plus que ça : c’est la condition réelle de toute démocratie, de toute délibération informée, du plaisir retrouvé de l’action collective – et pas nécessairement commune – et du déploiement des potentialités de chacun. Augmenter cette denrée rare, c’est aussi une priorité politique

Atelier 12. Au profit d’une démocratie vraiment participative
La démocratie participative, beaucoup en parlent, peu l’ont vue : impliquer les citoyens non pas seulement pour les consulter mais pour qu’ils soient des acteurs à part entière des politiques publiques, c’est non seulement une condition de réussite de ces politiques, c’est surtout un fondement de la démocratie. Mais la participation ne s’improvise pas : elle se travaille dans le temps.

> avec Sandrino Holvoet, Fondation pour les Générations Futures

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David Bollier est un écrivain et activiste américain, blogueur ("Bollier.org - news and perspectives on the commons") et co-fondateur du "Commons Strategy Group", du réseau "On the Commons", et de l’association "Public Knowledge". Son travail est axé sur la reconquête des biens communs, la compréhension de la manière dont les technologies numériques changent la culture démocratique, la lutte contre les excès du droit de propriété intellectuelle, le renforcement des droits des consommateurs et la promotion de l’action citoyenne


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