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Dans le mouvement écologiste le débat sur la croissance fait rage depuis quelque temps déjà.

La croissance verte est-elle possible ? Plus de prospérité sans pollution ? Ou bien tout cela n’est-il qu’illusions ? Devrions-nous opter en faveur d’une contraction de l’activité économique ? Et cela signifie-t-il à son tour que nous devons abandonner une grande partie de notre prospérité ?

Dans son livre « Prospérité sans croissance », Tim Jackson montre que la synthèse est possible, ce qui est évidemment très prometteur.

Il prend de front le dilemme de la croissance : d’une part, la croissance se heurte aux limites écologiques et ne tient pas ses promesses. Les inégalités sociales sont en augmentation et les indicateurs de bien-être ne suivent pas ceux de croissance. D’autre part, choisir moins de croissance mène, au sein du système économique existant,mène à la récession et au chômage.

Tim Jackson étudie les différentes formes de croissance « corrigée » et ne croit pas dans la possibilité de les séparer de leur impact sur l’environnement. Jackson montre que les promesses du découplage sont trompeuses. La croissance continue à provoquer toujours plus de dégâts qu’anticipé. S’il reconnaît la possibilité d’un découplage relatif, celle d’un découplage absolu, qui séparerait, en chiffres absolus, la croissance et son impact environnemental total, lui paraît en revanche illusoire.

Est-ce à dire que Jackson rejette toutes les formes de la croissance ? Certainement pas : il entrevoit les opportunités du Green New Deal, programme destiné à faire face à la crise économique par des investissements et des emplois verts. Il demeure toutefois critique : les programmes de relance verte sont destinés à relancer la consommation ; or une économie basée sur la croissance de la consommation n’est pas durable.

Tim Jackson voit la solution dans de vrais investissements écologiques, ne visant pas à augmenter la consommation, mais à assurer une plus grande efficacité énergétique, à développer des technologies pauvres en carbone, à améliorer les écosystèmes, ainsi que leur résilience. C’est de cette manière que nous pourrons prospérer à l’intérieur de certaines limites, et c’est de cette manière que la prospérité à long terme est possible. Ce défi nécessite un gouvernement renforcé, à même de nous conduire vers une économie durable. C’est dans cette mesure qu’un New deal vert constitue une étape. Mais le démantèlement de la culture du consumérisme constitue une étape tout aussi indispensable.

Jackson fournit donc une remarquable synthèse et c’est la force de son livre : il propose des moyens concrets de sortie de crise sans succomber à la pensée dominante de croissance.
Une autre économie est possible.

Traduction : Edgar Szoc


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