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Introduction

Le présent article vise à offrir une vision précise de la situation de l’industrie extractive wallonne, du point de vue économique, environnemental et écologique, ainsi que des obstacles qui entravent encore actuellement la constitution de cette vision et, partant, la mise en place d’une politique informée d’encadrement de ces secteurs, capable de peser démocratiquement les différents intérêts qui s’y affrontent.

1. Gisement

1.1 Répartition géographique

Selon les derniers inventaires (2006) et leur actualisation en cours, on évalue entre 150 et 160 le nombre de sites d’extraction encore en activité contre 700 sites en 1972. Environ 47% de la production est située dans la province du Hainaut où on trouve d’importants bassins carriers (calcaires de Tournai-Antoing, Petit Granit à Soignies-Ecaussinnes, craie à Obourg,…) et le long du sillon mosan sur des gisements calcaires (cf. annexe 1).

1.2 Occupation du sol

L’activité extractive mobilise de grandes parcelles de terrains préalablement occupées par des zones boisées ou agricoles. Environ 14.750 ha, soit 0,9 % du territoire wallon sont actuellement dévolus à l’activité extractive au plan de secteur (en ce compris les anciennes zones d’extension et les anciens périmètres d’extension d’extraction). Entre 1986 et 2004, plus de 900 ha de superficie supplémentaires ont été inscrits en zones d’extraction, dans le cadre des révisions de plans de secteurs, tandis que 450 ha de zones d’extraction ont été désaffectés au cours de la même période. Après la période d’exploitation, les parcelles ne retrouveront qu’à de rares exceptions près leur vocation originelle. En effet, près d’un quart des anciens sites d’extraction inventoriés entre 1995 et 2001 ont fait l’objet d’opérations de remblaiement (constitution de décharges, avec, ou anciennement, sans autorisation) et un autre quart est recolonisé par la végétation, le plus souvent sans intervention de l’exploitant [1]. Le CWATUPE ne prévoit par ailleurs plus de changement automatique d’affectation au terme de l’exploitation.

1.3 Ressources et utilisations

Les sites inventoriés extraient chaque année environ 73 millions de tonnes de matériaux du sous-sol wallon. En ce qui concerne leur utilisation, les roches se répartissent en cinq catégories (cf. annexe 2) :

  • Les minerais
  • Les roches combustibles
  • Les roches à usage industriel
  • Les roches pour le génie civil
  • Les roches ornementales

Les deux premières catégories ne sont plus beaucoup exploitées, la plupart des gisements étant épuisés ou n’étant plus actuellement exploitables économiquement. Notons toutefois qu’en ce qui concerne les roches combustibles, des terrils de charbonnage font aujourd’hui l’objet d’une réexploitation de leur charbon pour des centrales électriques, des cimenteries ou l’exportation.

La production de roche ornementales (marbres, pierres de taille…) représente moins de 1,5% des tonnages extraits annuellement.

Dans les roches industrielles et à destination du génie civil 65% de l’activité extractive concerne les calcaires, les craies et les dolomies.

Les utilisations principales sont les suivantes :

  • Le calcaire : concassé (à faible plus-value), industries chimiques, fabrication de chaux ou de ciment et applications particulières dans la sidérurgie, la peinture et la sucrerie.
  • Les craies : fabrication de ciments.
  • Les dolomies : fabrication de réfractaires et d’engrais ainsi qu’en verrerie.
  • Les roches siliceuses (le porphyre) : fabrication de concassé de qualité (ballast),
  • Le grès : granulats ou comme roche ornementale.
  • Le sable : produit de génie civil (route, construction et les travaux publics…).
  • Le silex, le kaolin : fabrication de réfractaires.
  • Les argiles et les limons : briqueterie

2. Aspect économique

Environ 80% de la production wallonne sont consommés sur le territoire belge. L’industrie extractive est, avant tout, un secteur qui fournit un marché de proximité lié à l’industrie et à la construction. Pondéreux et de faible valeur unitaire, les produits de carrière sont, sauf exception, relativement peu échangés au niveau international. Les produits exportés sont pour l’essentiel des pierres naturelles du fait de leur valeur élevée, et leur exportation est limitée aux pays limitrophes (par ordre décroissant d’importance : France, Pays-Bas, Allemagne et Grand-Duché du Luxembourg).

Si l’industrie extractive n’est pas un secteur prépondérant en termes d’emploi ou de valeur ajoutée, elle joue un rôle central dans l’approvisionnement des secteurs de la construction, des travaux publics et de l’industrie, dans des domaines aussi variés que la verrerie, la métallurgie, la chimie (textiles, plastiques, peintures…), la sucrerie, l’alimentation animale, la céramique ou la fabrication de papier [2].

La réduction du nombre d’exploitation évoquée ci-dessus s’explique notamment par une concentration de l’activité sur des carrières de plus en plus grandes, ce qui permet d’assurer une production totale assez stable.

Le secteur est soumis à la logique de la concentration industrielle. Les principales filiales qui maîtrisent l’exploitation du sous-sol wallon dépendent de groupes aux capitaux internationaux. A côté des grands groupes subsistent encore de nombreuses petites sociétés. Elles sont peu à peu intégrées aux grands groupes ou se maintiennent parce qu’elles se situent dans des ’niches’ économiques qui les rendent compétitives. C’est le cas par exemple des entreprises qui procurent de la haute valeur ajoutée ou qui subsistent grâce à l’économie locale, comme dans le secteur des pierres ornementales.

2.1 Emploi

L’Institut des Comptes nationaux évaluait le nombre de postes de travail occupés dans l’industrie extractive à 2.400 pour 2007. Ils contribuent pour 2% à l’emploi industriel du territoire. Selon la Fédiex ce nombre est néanmoins sous-estimé puisque en 2009 elle répertorie 2.500 postes parmi ces membres actifs. On notera également que le secteur de l’industrie extractive fait fréquemment appel au travail intérimaire ou à la sous-traitance. L’emploi indirect associé au transport et à la manutention, l’entretien et la réparation des équipements de carrière est évalué à environ 16.000 postes de travail.

Le secteur montre en Wallonie deux axes préférentiels de déploiement : l’extraction de calcaire, gypse et craie qui emploie quelque 45% des travailleurs salariés du secteur et l’extraction des pierres ornementales et de construction dont la contribution se chiffre à 49%.

Les autres activités se révèlent nettement plus marginales en assurant 5 et 1% des postes salariés.

2.2 Chiffre d’affaire et valeur ajoutée

L’industrie extractive occupe la dixième place parmi les secteurs industriels wallons, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 millions d’euros par an pour environ 70 millions de tonnes extraites par an. L’industrie extractive est le dixième secteur industriel créateur de valeur ajoutée brute de Wallonie. En 2007, son apport à la valeur ajoutée de l’industrie régionale représentait un peu moins de 2% et 223 millions d’Euros. L’industrie extractive wallonne est un secteur de proximité fortement dépendant des secteurs situés en aval : industrie et construction.

2.3 Investissements

L’exploitation des ressources du sous-sol nécessite des investissements technologiques, financiers et parfois fonciers lourds qui demandent des amortissements de longue durée. Les investissements réalisés ces dernières années visent également l’optimisation des installations et une meilleure protection de l’environnement. Sur base d’enquêtes menées en 2001 par la DGRNE auprès du secteur carrier, les motivations à investir sont d’abord celles de répondre à la réglementation environnementale en vigueur, en second lieu d’améliorer ses relations avec les riverains et enfin d’accroître la santé et la sécurité au travail.

3. Impacts environnementaux

3.1 Législation

L’activité extractive est réglementée par le Code de l’Environnement : elle fait l’objet de conditions sectorielles très strictes et nécessite l’obtention d’un permis unique. De plus, depuis le décret du 10 novembre 2006, une étude d’incidences peut être imposée par l’autorité si le projet est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement et ce, peu importe la taille du site. Enfin, le CWATUPE prévoit que l’inscription d’hectares de zone urbanisable (dont fait partie la zone d’extraction) en zone non urbanisable doit être compensée par le passage du même nombre d’hectares de zone urbanisable à non urbanisable [3]. Des compensations alternatives peuvent également être retenues.

3.2 Principales nuisances

  • Air : dans le cadre de l’exploitation d’une carrière et de ses dépendances la source de pollution atmosphérique majeure est constituée d’émissions de poussières. Ces émissions sont essentiellement diffuses : elles proviennent de différentes sources telles que les travaux de découverture et d’extraction, les opérations de concassage et criblage de la roches, l’érosion éolienne sur les stocks et, principalement de la circulation des engins de chantiers et des camions sur les pistes internes du site. Les émissions de gaz d’échappement des moteurs à combustion interne (principalement des engins de chantier ou des groupes électrogènes) constituent une seconde source de pollution atmosphérique de moindre importance relative.
  • Eaux souterraines : l’impact induit par l’exhaure des carrières, nécessaire pour maintenir la fosse d’extraction à sec, se traduit par un rabattement de la nappe aquifère : il se crée alors un abaissement du niveau de l’eau souterraine autour de la fosse d’extraction, et dont l’influence peut parfois se faire sentir sur de longues distances : baisse du niveau des puits, tarissement des sources, des cours d’eau peuvent devenir perchés, apparition d’effondrements karstiques dans les zones calcaires, de tassements de terrains, modification des sens d’écoulements souterrains,…
  • Eaux de surface : les carrières sont consommatrices d’eau [4] et peuvent exercer des pressions environnementales sur le milieu récepteur et le réseau hydrographique : pompage en eau de surface (prise d’eau), rejets d’eaux usées ou d’eau d’exhaure, modification du réseau hydrographique.
  • Bruit : le bruit généré par l’exploitation d’une carrière est dû aux activités d’extraction d’une part, et aux dépendances d’autre part. Les travaux de découverture, le concassage et le criblage, la circulation des camions (ou dumpers) et autres engins de chantier, le sciage et le façonnage de roches ornementales (petit granit ou marbres), la gestion des aires de stockage et les manutentions de matériaux… sont autant d’activités génératrices de bruit. D’une manière générale, le bruit est également dû aux diverses activités de surface (mise en stock, chargement, circulation de chargeurs,...), à des bruits continus (moteurs de pompes, compresseurs, groupes électrogènes…) et au charroi des camions de la clientèle et des fournisseurs. Au bruit permanent généré par la carrière aux heures de fonctionnement normal, s’ajoutent les bruits émis de manière ponctuelle comme les tirs de mines ou la fragmentation de gros blocs au briseroche.
  • Transport – Charroi : dans le cadre d’activités de carrières, les nuisances générées par le charroi interne consistent en émissions de poussières et nuisances sonores, secondairement des gaz d’échappement sont rejetés. Les carrières sont génératrices d’un trafic routier important, compte tenu du caractère pondéreux du produit.
  • Energie : dans toutes les exploitations (sables, argiles, graviers…), on trouve principalement deux types d’énergies consommées : le fuel léger (diesel) et l’électricité ; elles représentent près de 10 % du prix de revient. D’autres types d’énergies sont parfois mis en œuvre en carrière : l’essence, le gaz naturel (unité de séchage), le gaz en bonbonnes (butanepropane), les explosifs.
  • Tirs de mines et vibrations : trois effets dus aux tirs de mines peuvent être distingués : la projection de roches et de poussières, le bruit (ondes aériennes), et principalement la propagation de vibrations dans le sol (ondes solidiennes). Les ondes vibratoires peuvent être nuisibles aux immeubles et construction (en fonction de la fréquence et de l’intensité), mais sont également dérangeantes pour l’être humain.
  • Déchets [5] : les terres de découverture et stériles d’exploitation constituent un « déchet » particulier, considéré comme « valorisable ». La quantité de telles matières est éminemment variable selon le site d’extraction. La plupart du temps, ces matières sont remodelées sur le site ou remises en place dans le fond de la fosse après extraction. Certains matériaux peuvent être valorisés, comme des argiles destinés aux cimenteries ou aux briqueteries.
  • Paysage et l’occupation su sol : les activités d’extraction du sous-sol wallon entraînent une profonde transformation des paysages concernés : consommation de sols (forêts, zones agricoles, espaces verts…), modification et/ou destruction de paysages…L’impact peut sensiblement varier en tenant compte des facteurs de relief et d’occupation des sols locaux. L’impact d’une carrière marque indéniablement le territoire, et ce pour une durée quasi indéterminée.
  • Milieux naturels : l’exploitation d’une carrière engendre nécessairement des perturbations pour la faune et la flore, d’autant plus importantes que la zone concernée n’est pas occupée par l’homme préalablement à l’activité extractive. La suppression du milieu biologique ne doit pas être perçue comme irréversible et définitive. En effet, le réaménagement peut contribuer à la valorisation d’un milieu ou d’un paysage (par exemple, ouverture d’une carrière dans une zone agricole et réaménagement en zone humide).

3.3 Pressions

C’est principalement dans les zones fortement urbanisées que se posent les problèmes de cohabitation. Le triangle Antoing-Vaulx-Gaurain-Ramecroix dans le Tournaisis ainsi que la région montoise sont particulièrement concernés. La vallée de la Meuse connaît des situations similaires. De Namur jusqu’à Engis, la cohabitation est particulièrement délicate du fait de la traversée de villes et de villages par le trafic lourd. Dans la province de Liège, signalons l’importance de l’industrie extractive dans la région de Visé et à la confluence de l’Ourthe et de l’Amblève. C’est donc principalement dans le sillon mosan que les pressions de l’industrie extractive sur la vie locale se font ressentir. Dans le reste de la Wallonie, les problèmes sont plus ponctuels et concernent dans la plupart des cas des sites d’extension limitée.

Par ailleurs, on peut constater que certains biens immobiliers ont été localisés mal à propos à proximité de sites d’extraction.

Pour des impératifs économiques, les grands groupes industriels carriers se concentrent sur des gisements possédant des réserves importantes. Pour assurer à moyen terme leur capacité d’exploitation, les grands groupes mettent en place différentes stratégies visant la maîtrise foncière de gisements potentiels, la protection des gisements les plus stratégiques et l’exploitation prioritaire des gisements soumis à forte pression urbaine.

4. Développement et perspectives

Aucune donnée fiable n’est disponible pour suivre et évaluer annuellement la consommation de l’espace et des ressources par les activités extractives. Chaque carrière étant différente (mode d’exploitation, puissance du banc, pureté du banc…), il est impossible de transformer les chiffres de production annuelle en superficie.

Les résultats des études Poty [6] et Incitec [7] fournissent une « photo » des besoins du secteur à un moment précis (2001 pour Poty et 2006 pour Incitec). Les demandes de révision de plan de secteur actuellement à l’instruction peuvent être assimilées aux besoins déclarés du secteur en matière d’espace.

En mars 2010, 22 dossiers étaient en cours d’instruction pour un peu plus de 800 hectares au total (demande de modification d’affectation en vue de l’inscription d’une zone d’extraction) : 5 dossiers en province de Namur, 3 en Brabant wallon, 5 dans le Hainaut, 3 en province de Liège et 6 en province de Luxembourg (cf. annexe 3).

5. Conclusion

Il est donc nécessaire qu’une vision globale de la problématique et une coordination plus centralisée des diverses et abondantes données sur le sujet soient réalisées. L’élaboration d’un plan stratégique fournissant des informations socio-économiques serait un outil d’aide à la décision, relatif à une gestion stratégique de l’exploitation du sous-sol wallon.

Sources :

  • Van de Casteele. Y, Brevers. F et Cocle. D. (2008), Activité extractive en Wallonie. Essai d’établissement d’un état des lieux de la consommation des ressources, estimation des besoins et réflexions d’ordre stratégique. Territoire(s) wallon(s), 2, pp 23-34.
  • Gosselin. G. (2008), Le secteur carrier : un monde en (r)évolution. CRAEC Séminaire du 25 avril 2008, 17p.
  • Gosselin. G, Brahy.V. (2007), L’exploitation des ressources minérales du sous-sol. Rapport analytique sur l’état de l’environnement wallon 2006-2007, pp 174-180.
  • Van de Casteele. Y, Brevers. F et Cocle. D. (2007), Rapport d’expertise concernant les zones d’extraction. CPDT – Programme 2006-2007, 120p.
  • Gosselin. G. (2006), L‘utilisation des roches en Région wallonne. Dossier scientifique réalisé dans le cadre de l’élaboration du rapport analytique 2006-2007 sur l’état de l’environnement wallon, 125p.
  • Van de Casteele. Y, Brevers. F et Cocle. D. (2007), Les zones d’extraction. Note de recherche - CPDT, 3, 24p.
  • ICEDD asbl. (2007), Situation Environnementale des Industries – L’industrie extractive. Rapport pour le compte de la DGRNE, 65p
  • http://environnement.wallonie.be/enviroentreprises/pages/home.asp

Annexes

 Liste des dossiers de modification d’affectation en vue de l’inscription d’une ZExt :
  Société Site Commune Nombres d’hectares Types de roches (utilisation) Dernière décision du GW
Province de Namur Carmeuse s.a. Hemptinne Florennes 122 Calcaire/dolomie (chaux) AGW du 22/11/2007 adoptant le projet de Rev de PdS.
  Sagrex s.a. Carrière de Beez Namur (Beez) 5,4 Calcaire (construction) AGW du 05/12/2008 adoptant le projet de Rev de PdS.
  Lhoist Industrie s.a. –

Dolomies de Villers-le Gambon

Carrière de Merlemont Philippeville

(Merlemont)

66 Dolomie jaune et grise (graviers de décoration) AGW du 19/10/2006 décidant de réaliser une EIP.
  Carrière des Nutons s.a. Le Trou des Chats Yvoir 6 Calcaire (construction) / pierre ornementale (petit granit) AGW du 10/05/2007 décidant de réaliser une EIP.
  Holcim Granulats Carrière de Leffe Dinant/Yvoir 66 Calcaire (granulats) AGW du 27/05/2004 adoptant l’avant-projet de révision.
Province du Hainaut Carrières de Lompret s.a. Lompret Chimay 7,5 Calcaire (construction+industrie de la chaux) AGW du 10/06/2010 adoptant définitivement la révision du PdS.
  Holcim s.a. Rive gauche de l’Escaut Antoing / Tournai 168,7 Calcaire (construction) AGW du 01/04/2010 adoptant le projet de Rev de PdS.
  Ernest Lebailly s.a. Carrière du Bois du Prince Saint-Ghislain

(Hautrage)

4,5 Grès blanc (sidérurgie, metallurgie et graviers décoratifs) / grès noir (béton, fondation routes) AGW du 21/02/2008 décidant de réaliser une EIP.
  Cimenteries CBR s.a. -

Emille Lebailly s.a.

Carrière Le Danube Hautrage 15,26 Argiles (construction, brique, carrelage) AGW du 21/02/2008 décidant de réaliser une EIP.
  Carrière d’Antoing s.a. –

Groupe Cimescaut

Trou de Billemont Antoing 44,4 Calcaire (granulats) AGW du 01/06/2010 adoptant l’avant-projet de révision.
Province du Brabant Wallon Sita - Hoslet s.a. Les Turluttes Chaumont Gistoux / Walhain 121,3 Sable (construction) AGW du 27/05/2009 adoptant le projet de Rev de PdS.
  Sablières de Wauthier-Braine Champ d’Hurbize Ittre / Braine-le-Château 34,4 sable (construction) AGW du 19/12/2008 décidant de réaliser une EIP.
  Shanks s.a. Division sablière Mont-Saint-Guibert Mont-Saint-Guibert (Corbais) 33 Sable (génie civil et construction) AGW du 25/02/2010 décidant de réaliser une EIP
Province de Liège Tessenderlo Chemie s.a. Le Boyou Oupeye

(Heure-le-Romain)

18,7 Craie (complément alimentaire bétail) AGW du 26/06/2008 décidant de réaliser une EIP.
  Lhoist Industrie s.a. –

s.a. Dumont Wautier / s.a. Electrabel

Aigremont, Flône, La Kérité Flémalle / Engis 31,2 Calcaire (industrie de la chaux + construction) AGW du 25/01/2007 décidant de réaliser une EIP.
  La Carrière Chabeaufosse s.a. Carrière de Chabôfosse Modave 17,4 Calcaire/pierre ornementale Pas encore de décision car en cours d’instruction
Province de LuxembourgCarrière Emond s.a.Le Grès de Fontenoille (Chassepierre)Florenville10Calcaire/sable/pierre ornementaleEn cours d’instruction
  Deumer s.a. Arloncourt Bastogne 7,6 Grès concassés AGW du 09/11/2007 décidant de réaliser une EIP.
  Carrières des Grès Réunis (C.G.R.) s.a. Carrières de Cielle La Roche / Rendeux

(Cielle)

21,6 Grès concassés AGW du 30/04/2009 décidant de réaliser une EIP (procédure 42bis)
  Carrière de Préalle s.p.r.l. Carrière de Préalle Durbuy (Heyd) 8 Calcaire et sable (construction, route) AGW du 30/04/2009 décidant de réaliser une EIP.
  Cimenteries CBR s.a. –

Heidelbergcement Group

Barrière de Transinne Libin (Transinne) 4,8 Kaolin (ciment blanc) Pas encore de décision car en cours d’instruction
  Cimescaut s.a. Carrière du Fond des Vaulx Wellin  ? Stockage des terres de découverture et des stériles Pas encore de décision car en cours d’instruction

[1Cependant, certains projets pilotes se penchent sur la reconversion de zone d’extraction. Par exemple la société CBR tente de rendre à l’agriculture d’anciennes zones d’extraction par le nivellement et la superposition de différentes couches meubles (région visétoise).

[2Quelques exemples :

• 1 kilomètre d’autoroute nécessite de 20 à 30.000 tonnes de granulats

• 1 kilomètre de voie ferrée +/- 10.000 tonnes de granulats

• 1 tonne de papier contient de 250 à 300 kilos de charge minérale

• 1 tonne d’acier nécessite 150 kilos de calcaire et 50 kilos de chaux

• 200 kilos de calcaire sont nécessaires à la fabrication d’une tonne de sucre

• 1 tonne de verre exige 700 kilos de sable très pur, 300 kilos de dolomie et 200 à 250 kilos de soude (obtenue à partir de 350 kilos de calcaire)

[3Il s’agit du principe de compensations planologiques

[4L’industrie extractive représente 6% de la consommation totale d’eau de l’industrie wallonne hors production d’électricité.

[5L’industrie extractive n’est pas une grande productrice de déchets. En 2007, on estime son gisement à quelques 20 kilotonnes de déchets (0,3% du gisement total estimé pour l’industrie).

[6Etude commandée par la DGATLP à l’ULg, ayant pour mission « d’établir un inventaire des carrières en Région wallonne et d’évaluer les perspectives du secteur en tenant compte des contraintes d’un aménagement du territoire durable  » (en cours d’actualisation).

[7Convention d’expertise passée avec le bureau d’étude Incitec dans le cadre du rapport sur l’Etat de l’environnement wallon 2007 ayant pour objectif de présenter le secteur de l’activité extractive en Wallonie (emplois, chiffres d’affaires annuels et valeurs ajoutées, exportations, investissements, produits extraits, tonnages, réserves estimées, aspects environnementaux et accord de branche) et basée sur des contacts avec les exploitants de carrière par l’intermédiaire d’un formulaire papier et/ ou de réponses téléphoniques.


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