etopia
Introduction
 
agendaJuin 2010
 
 
 
 
 
Christophe Derenne

Economiste, il a passé de nombreuses années dans l’animation politique - les “cours méta”, les “cafés politiques”, les “agoras & assises de l’enseignement” et surtout les “états généraux de l’écologie politique” - puis dans le conseil politique pour Ecolo.

En 2004, à la demande d’Ecolo, il a fondé « Etopia, centre d’animation et de recherche en écologie politique », dont il est le directeur. Il a dirigé plusieurs ouvrages avant de lancer la revue Etopia. Belgo-suisse et père d’un petit Léo, il habite Bruxelles après avoir passé sa jeunesse à Charleroi, en Wallonie. Il est également co-fondateur et vice-président de Karikol, le Convivium Slow Food de Bruxelles

Mes combats principaux :

  • la participation citoyenne comme remède à la désaffection vis-à-vis du politique. La politique est une des plus extraordinaires manières de participer à la société. C’est la liberté que l’on exerce ensemble. Plus il y a de personnes qui y prendront du plaisir, plus nos institutions pourront s’ouvrir et se remettre en question.
  • le développement durable, méthode concrète pour changer le monde, appel à la responsabilité de chacun, alternative au profit comme critère généralisé. Loin des versions light de certains, il signifie réguler l’économie de marché et stimuler l’entreprenariat d’un nouveau type, guidé par des objectifs sociaux, éthiques et environnementaux consistants. Orienter l’avenir cela veut dire faire du développement durable le critère central de l’ensemble des politiques publiques.

Pour la petite histoire : comment suis-je arrivé chez Ecolo ?

Une famille engagée de longue date dans l’écologie au quotidien, une action dans les mouvements étudiants (président de l’Assemblée générale des étudiants de Louvain en 1991) au moment où Ecolo émergeait comme une alternative politique forte, un idéal de démocratie participative qui rencontrait un mouvement politique dont c’était une racine : j’ai commencé à y militer en 1992.

Dans la droite ligne de mes premières militances, j’ai ensuite fait le choix de devenir en 1996 un « permanent d’animation politique » à Ecolo. Depuis les états généraux de l’écologie politique jusqu’à étopia, j’ai travaillé en interaction avec la société civile et à l’écoute des enjeux sociétaux. Mon plaisir a été - et est toujours - de dynamiser, de créer des réseaux, d’inventer avec d’autres, de trouver des alliés et de mettre à jour de nouvelles ressources, insoupçonnées et invisibles jusque là. C’est par là que l’on peut trouver du souffle et se donner de nouveaux élans.

Bref, "l’exercice collectif de la liberté", comme le disait Arendt, est à mes yeux une des plus belles activités humaines.

Depuis septembre 2014, je suis Directeur politique d’ECOLO

Directions d’ouvrages, outre la Revue Etopia :

  • Plus de questions, plus d’université (éd. FEF, 1994)
  • La fragmentation sociale (éd. Economica, 1995) avec L. Deutsch
  • Belgique, disparition d’une nation européenne ? (éd. Luc Pire, 1997) avec C. de Troy
  • L’Islam en Belgique (éd. Luc Pire, 1998) avec J. Kwashin
  • Désenclaver l’école (éd. Luc Pire & éd. Mayer, 1999) avec J. Liesenborghs & AF Gailly
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Réinventer le parti à partir de la société
PDF - 1.1 Mo
Fragmentation sociale et action collective
PDF - 1.5 Mo
Plus d’acteurs, plus d’université
PDF - 1.6 Mo
Repolitiser la société
PDF - 684.6 ko
A la recherche de nouvelles formes de citoyenneté
PDF - 75 ko
Dépasser les réseaux
PDF - 60.7 ko
Territoires et qualité de vie
RTF - 74.6 ko
Bio Christophe Derenne
PDF - 1.5 Mo
1991-2006 : chroniques d’une récurrence étudiante
Autres articles
Réinventer la politique à partir de la société
L’écologie politique à partir de Hannah Arendt.
Un manifeste adopté démocratiquement, ça peut vouloir dire ceci...
19-25/09/2011 : GOÛTER BRUXELLES - LA SEMAINE DU GOÛT
Réinventons le monde… Réinventons les REE !
Introduction
Numéro 7 de la Revue Etopia
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Benoît Lechat †

Né à Eupen en 1960, Benoît Lechat a été au Groupement des Jeunes Protecteurs de la Nature (GJPN) à la fin des années ’70 avant de faire des études de philosophie et de journalisme. Après avoir couvert l’actualité sociale à l’Agence Belga pendant les années ’90 et notamment les mouvements des enseignants et des étudiants, il a rejoint l’équipe d’Isabelle Durant au Ministère fédéral de la Mobilité et ensuite Etopia en 2004. Il publie régulièrement dans la Revue Nouvelle des articles consacrés à la politique et aux médias belges.

Il est responsable des publications chez Etopia, membre du Conseil scientifique de la Fondation de l’Ecologie Politique et rédacteur en chef du Green European Journal

Benoît est décédé le 8 janvier 2015

Autres articles
Le climat pour le changement
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Ecolo, la démocratie comme projet - Partie 2
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Avons-nous besoin d’un républicanisme vert ?
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Pour une nouvelle subsidiarité démocratique européenne
Tous Cobayes ?
Le Congo a voté. Et après ?
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Introduction
Numéro 7 de la Revue Etopia
 
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Voici le numéro 7 de la Revue Etopia. Cette livraison est consacrée à deux thèmes cruciaux pour les écologistes : le rapport à la nature et l’enjeu de la gouvernance et partant, celui de la démocratie.

Depuis les origines des partis verts, c’est la mission historique des écologistes de vouloir les connecter parce qu’ils sont convaincus que la résolution de la crise écologique passe par un approfondissement de la participation de chacun aux choix collectifs. Un tel projet n’est pas évident, tant les fonctionnements politiques hérités de l’ère industrielle semblent peu à la hauteur des défis planétaires que posent notre économie et nos modes de vie.

C’est particulièrement vrai en Belgique, en Wallonie et à Bruxelles où les problèmes de mal-gouvernance montrent comment l’emprise des partis sur l’Etat génère inefficacité et défiance massive de la part des citoyens. Le premier dossier de ce numéro souligne que si les réformes en matière de gouvernance forment une condition nécessaire d’une mobilisation des citoyens wallons dans le redressement de leur région, elles n’ont une chance d’aboutir que si elles sont comprises à partir de l’histoire de la société dans laquelle elles doivent intervenir. Autrement dit, les appels à une mobilisation de la société wallonne tombent complètement à plat si en même temps, on ne comprend pas le type de relation qu’y entretiennent les citoyens avec la politique et plus largement les dynamiques sociales qui y sont historiquement à l’œuvre.

Au mois de décembre 2010, on célébrera les cinquante ans des grèves de l’hiver ’60-61 qui vit les travailleurs wallons se mobiliser non seulement contre un plan gouvernemental d’économies mais aussi pour la mise en place d’un fédéralisme permettant la reconversion de leur industrie (les « réformes de structure »). Aujourd’hui, que reste-t-il de ces mobilisations ? Quels ont été leurs résultats ? Le temps n’est-il pas venu de donner à la Wallonie et à Bruxelles l’occasion de redéfinir collectivement leurs projets dans une Belgique et dans une Europe qui vont devoir « réinventer » complètement leur prospérité, singulièrement si nous voulons ne pas exploser complètement les limites écologiques de notre économie ?

L’autre dossier se propose d’approfondir une question que les écologistes se posent depuis leurs origines. Dès le début des années ’70, le mouvement Démocratie Nouvelle – l’ancêtre d’Ecolo – revendiquait pour chacun l’exercice d’un « droit à la nature » menacé par l’industrialisation galopante. Entretemps, la prise de conscience environnementale a sans doute fait des bonds de géant. L’éducation à l’environnement, l’émergence du concept de biodiversité, le développement durable, la mise en place d’une législation de plus en plus contraignante ont cependant très loin suffit à inverser la tendance…

Nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre qu’en amont des choix et des actions politiques, se pose aussi l’enjeu d’un rapport différent à développer avec ce qu’il faut bien appeler par convention, la « nature ». Le volumineux dossier que nous consacrons à la philosophie de la nature nous invite donc à faire « retour sur » la nature, sans pour autant revenir à « La » Nature. Celle-ci n’est pas une donnée figée une fois pour toutes, qui nous dicterait notre conduite, mais bien un ensemble complexe et mouvant, dont nous faisons directement partie, comme nous le rappelle quotidiennement notre corps. Et notre « rapport à la nature » lui-même est également complexe et diversifié. Le parcours que nous proposons à travers la philosophie et d’autres disciplines est parfois ardu et dense, mais il a pour ambition de développer un maximum de facettes de ce « lien » à cultiver avec la chaîne des écosystèmes. Nous espérons que le lecteur y trouvera des pistes d’expérimentation et de compréhension renouvelées.

Enfin, nous proposons comme de coutume un certain nombre d’articles qui non seulement nous semblent représentatifs de la production des chercheurs-associés d’etopia, mais qui renvoient à des pans cruciaux de l’actualité de notre société qu’il s’agisse de la crise économique et financière, de l’immigration ou du féminisme.

Nous voudrions enfin et surtout en profiter pour remercier tous les chercheurs-associés qui s’investissent de manière importante dans le travail de prospective d’etopia et qui nous aident à progresser dans notre projet de conciliation de la politique et du long terme.

Bonne lecture !


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